Les négociations wallonnes reprennent, avec des discussions "à géométrie variable" entre PS, MR et Ecolo

Les négociations wallonnes dans le vif du sujet: des discussions "à géométrie variable" ont eu lieu
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Les négociations wallonnes dans le vif du sujet: des discussions "à géométrie variable" ont eu lieu - © BRUNO FAHY - BELGA

Ils se sont déjà beaucoup parlé mais la plupart du temps pour exposer leur propre ligne et écouter ceux d’en face. PS, MR et Écolo vont approfondir les discussions ce lundi et tenter de trouver, si pas des convergences, au moins des compromis pour former un gouvernement en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles. ce vendredi, des discussions "à géométrie variable"  entre représentants du PS, du MR et d'Ecolo ont eu lieu.

La note

Il y a 15 jours, Elio Di Rupo avait annoncé qu’il suspendait les entretiens et qu’il travaillerait désormais à une note de synthèse. Le document est aujourd’hui pratiquement complet et prêt à déposer sur la table des trois partis concernés par la négociation. Ce document doit faire la synthèse entre la note "coquelicot" rédigée en juin par le PS et Ecolo après consultation de la société civile - qui visait à la formation en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles d'un gouvernement minoritaire élargi à la société civile et à des députés d'opposition - et d'autres textes (un texte d'Ecolo et des contributions du MR).

PS + MR (+ ÉCOLO ?)

PS, MR et Écolo vont tenter de trouver un terrain d’entente. Mais entente à deux ou à trois ? En dehors d’un accord qui semble inévitable, et de son contenu qu’il faut encore cerner, c’est là que réside la principale inconnue. Comme chacun sait, les Verts ne sont pas indispensables. Leur position serait donc délicate dans cet exécutif. D’un autre côté, le PS pourrait-il exercer le pouvoir sans conséquence dommageable avec une opposition aussi forte sur sa gauche ?

Des réunions "à géométrie variable" ont repris vendredi, selon l'entourage des formateurs, M. Di Rupo et le chef de file du parti en Wallonie, Paul Magnette. "Certains contacts continuent", a confirmé Ecolo à l'agence Belga, précisant que le PS "a la main" pour la formation de nouvelles majorités en Wallonie et en Fédération. Le MR se murait dans un "no comment", sans être sûr de recevoir vendredi une note de la part du PS.

Dans quel contexte ?

A l’heure où les discussions vont commencer, on s’interroge encore sur les raisons de la fuite instrumentée il y a une semaine sur une note de priorités Écolo.
L’incident n’est pas anodin. Il matérialise l’idée que, dans chaque formation, il existe des réticences à participer à cette majorité à trois. Que ce soit pour des raisons de convictions profondes ou pour d’autres, moins avouables, d’ambitions locales ou personnelles contrariées.

Après avoir fait le constat de l'impossibilité pratique de former un gouvernement minoritaire dans le paysage politique né des élections du 26 mai, le PS et Ecolo s'étaient résolus à inviter le MR à une mission exploratoire pouvant déboucher, le cas échéant, sur des négociations gouvernementales.

A ce jour, une seule réunion a réuni, le 11 juillet, les présidents de parti, M. Di Rupo (PS), Charles Michel (MR) et Jean-Marc Nollet (co-président d'Ecolo) et leur plus proche collaborateur (Paul Magnette, le ministre-président wallon sortant Willy Borsus et le député wallon Stéphane Hazée, respectivement) dans un climat de méfiance entre socialistes et écologistes vis-à-vis des réformateurs.

Qui d’abord ?

Toujours est-il que les discussions vont commencer. Au jeu du "qui disposera bientôt de son gouvernement", difficile de prévoir la 3e place du podium (derrière la Communauté germanophone et la Région bruxelloise). Mais on peut déjà affirmer que Région wallonne et Fédération Wallonie-Bruxelles ont au moins une longueur d’avance sur la Flandre où les partenaires éventuels viennent seulement de se découvrir et au moins deux sur le Fédéral décidément toujours dans les limbes.

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