Les ministres de la Santé ont défini la liste des pathologies qui seront prioritaires pour la vaccination des 18-64 ans

La vaccination risque de connaître un peu de retard
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La vaccination risque de connaître un peu de retard - © HAZEM BADER - AFP

Comme on pouvait s’y attendre, puisque le Conseil supérieur de la Santé déconseille le vaccin d’Astra-Zeneca pour les plus de 55 ans, c’est tout le plan de vaccination qui risque de devoir être revu.

Les différents ministres de la Santé du pays se sont vus ce mercredi matin. Aucune décision n’a été prise mais il s’agissait bel et bien de faire le tour des problèmes de l’heure.

Astra Zeneca bouscule le calendrier

Le plan de vaccination donne la priorité au plus de 65 ans. La firme britannique Astra-Zeneca va effectuer sa première livraison début de la semaine prochaine : 80.000 doses sont attendues. Problème : elles ne peuvent servir pour les plus âgés. A qui destiner ces vaccins ?

Chacun y va de sa proposition. Reste à trancher. La task force Vaccination se réunit ce soir. Les ministres de la Santé se retrouveront avant la fin de la semaine et le Comité de Concertation de vendredi, pour décider.

Retard

Avec les retards dans les livraisons et la lente mise en place des centres de vaccination, il faut organiser la vaccination des personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes de plus de 45 ans avec " risques de comorbidité ", mais aussi des fonctions dites “essentielles” socialement ou économiquement. Cela représenterait un million de personnes rien qu’en Wallonie !

Accord sur les pathologies prioritaires

Les ministres de la Santé se sont mis d'accord pour la population  des 18-64 ans, sur lesquelles seront prioritaires, étant donné leur état de santé. Cela comprend les personnes atteintes d'une maladie rénale ou hépatique chronique ou les personnes atteintes du syndrome de Down. Dans le groupe des 45-64 ans, cela concerne également les personnes atteintes d'une maladie respiratoire chronique, mais aussi les personnes obèses (IMC supérieur à 30). Selon le ministre flamand de la Santé Wouter Beke, ce sont des personnes "qui courent un risque accru d'être infectées et de se retrouver à l'hôpital". Selon le ministre CD&V, les caisses maladie disposent des données nécessaires pour déterminer les personnes concernées. Le cas échéant, les informations des caisses maladie peuvent "être enrichies avec les données des médecins généralistes", selon le ministre Beke.

Il restera ensuit à  définir les fonctions essentielles, au-delà des professionnels de la santé qui bénéficieront d'une priorité. On évoque les pompiers ou les policiers ; d’autres songent également aux enseignants afin de permettre de garder les écoles ouvertes.

Plus globalement, au fil des éléments, des livraisons, c’est l’ensemble de la stratégie de vaccination qui risque va devoir s'adapter.

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