Les militaires en bataille contre le nouveau système de congés maladie

Les militaires craignent l'harmonisation les conséquences d'une harmonisation du nouveau système de congés maladie
Les militaires craignent l'harmonisation les conséquences d'une harmonisation du nouveau système de congés maladie - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Le SLFP Défense estime que les soldats ne doivent pas être traités de la même manière que les représentants de la fonction publique. " Les politiques ont décidé d’harmoniser à tout-va la Défense, les métiers de sécurité et la fonction publique. Pourtant, les risques encourus sont très différents selon les métiers " explique Boris Morenville, du SLFP Défense. Le représentant évoque un statut "détricoté" et des "avantages qui fondent comme neige au soleil".  Il ajoute que l'on "harmonise sans regarder le fond de ce qu'on harmonise. Quand on regarde le dossier des pensions, comment peut-on imaginer qu'un militaire va être dans la rue avec 45 kilos sur le dos à 63 ans ?".

La crainte de "gros problèmes de santé"

Boris Morenville redoute que les militaires soient "aussi touchés par l’inaptitude physique. C’est-à-dire qu’on ne sait plus les déclarer inaptes, même si ils ont eu des gros problèmes de santé". Par ailleurs, le SLFP craint que l’on touche aux jours de congés de maladies des militaires, "comme cela se fait beaucoup dans la fonction publique". Mais à la différence des autres secteurs, "l’assureur-loi qui détermine un accident de travail à la Défense, parfois a besoin de plus d’un an. Donc tout de suite, on risquerait de tomber à 60%, peut-être pour avoir un rétroactif, mais malgré tout, il y a les crédits et d’autres engagements financiers, ce qui deviendrait invivable".

Une pétition et une campagne de communication

Le syndicat lance une pétition, ainsi qu’une campagne de communication vidéo sur les réseaux sociaux, présentant des témoignages de soldats confrontés à des difficultés suite à des accidents professionnels. Le SLFP Défense a déjà été reçu par le ministre de la Défense Sander Loones (N-VA), " il nous a dit qu’il ferait de son maximum. Nous attendons que cela se traduise en actes". Aujourd'hui, le syndicat de Boris Morenville demande à être reçu par le Roi et par le Premier ministre "parce que, comme les gilets jaunes, nous voulons de la place pour défendre notre boutique".

Archives : Journal télévisé 15/11/2018

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