Les mesures prises par le gouvernement face à l'alerte maximale

Le Conseil national de sécurité (trait d'union entre le gouvernement et les services de renseignement, de police et de justice) s'était réuni ce samedi matin après l'annonce de l'élévation de la menace terroriste à 4 signifiant que la menace est "sérieuse et imminente". Des policiers et des militaires sont désormais mobilisés en nombre par les autorités pour assurer la surveillance et la sécurité dans la capitale et ailleurs en Belgique.

Jan Jambon, le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs expliqué ce samedi soir que les matchs de football annulés permettront de libérer un maximum de policiers qui pourront être déployés ailleurs. Il ne s'agit donc aucunement d'annulations liées à une quelconque menace d'attentat lors de ces matchs. Lors de la conférence de presse de ce samedi matin, le Premier ministre n'a pas précisé les suppléments d'effectifs qui étaient mobilisés. 

Numéro d'appel pris d'assaut

Le gouvernement a aussi décidé d'ouvrir un numéro, le 1771, au Centre de crise où les organisateurs d'événements et la population en demande d'informations peuvent s'adresser. Ce numéro est véritablement pris d'assaut depuis ce matin. 400 appels sont répertoriés chaque heure en moyenne depuis ce matin. L'équipe est passée de 12 à 20 personnes pour pouvoir répondre à la demande.

Ce soir et cette nuit, le numéro 1771 ne sera plus accessible. Il restera fermé de 21h00 samedi jusqu'à 8h00 dimanche, précise le Centre de crise sur son compte Twitter. Mais ce dernier maintient "une veille active" sur les réseaux sociaux.

"Blackout complet"

Sur le fond, toutes les autorités judiciaires et toutes les autorités politiques se sont accordées sur une sorte de blackout complet en terme d'informations parce que des opérations sont toujours en cours tant en France qu'en Belgique. Mais aussi, sans doute, parce que le risque d'attentat n'est pas formellement écarté. 

Les autres mesures annoncées jusqu'ici sont : 

  • La diminution des grands événements
  • La forte mobilisation au niveau des transports publics, principalement le métro "compte tenu du nombre très élevé d'entrées dans les stations de métro, compte tenu d'une question de capacité pour sécuriser ces entrées, la recommandation a été adressée de stopper le métro jusque dimanche après-midi", a expliqué Charles Michel.

Pour la suite, une nouvelle évaluation de l'Ocam (l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace), ainsi que du centre de crise et du Conseil nationale de sécurité seront organisés dimanche après-midi, "au plus tard". C'est notamment à ce moment-là que l'on sera si les mesures dans le métro bruxellois pourront être levées.

Tout juste le Premier ministre a-t-il précisé que le resserrement des mesures résultent d'informations selon lesquelles une ou plusieurs personnes armées et qui disposeraient d'explosifs s'apprêtaient à commettre un attentat. Et puis, le gouvernement veut aussi cadrer sa communication sur la juste mesure à avoir entre la prudence et la nécessité d'éviter la panique. 

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