Les masques seront-ils bien lundi dans les écoles ? Pierre-Yves Jeholet "l'espère"

Les masques et le gel hydroalcoolique seront-ils bien dans les écoles à partir de lundi pour la réouverture partielle des cours dans les écoles primaires et secondaires ?

En Flandre, oui, la distribution est en cours et sera terminée ce vendredi, idem en Communauté germanophone, mais des inquiétudes sont présentes au niveau francophone, au point que le SEGEC recommande aux écoles catholiques de ne reprendre les cours en classe que le mardi 19 mai seulement, plutôt que la veille, comme prévu par les autorités.

Du côté des écoles francophones, la distribution ne se fera en effet que ce week-end.

Un décalage d’au moins un jour dû au fait que les distributions au personnel soignant et aux écoles sont gérées chez nous par deux organismes différents, la Région wallonne d’un côté, et la Fédération Wallonie-Bruxelles de l’autre, alors qu’en Flandre, tout est géré par un seul niveau de pouvoir.

Une distribution au dernier moment

Et dans les écoles qui ouvrent lundi, le matériel sera-t-il lors bien là pour l’arrivée des élèves lundi ? Sur Matin Première, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet s’est voulu rassurant… mais pas catégorique : "Je l’espère. C’est vrai que c’était prévu au dernier moment, avec une distribution ce week-end. Mais c’est une condition pour reprendre, et on fait tout pour que les masques soient bien là. L’important c’est que les enfants puissent rentrer dans les meilleures conditions".

Et même si c’est pour 6, 12, voire un seul jour, "on va recréer ce lien social, ce lien de confiance, et ça c’est indispensable".

Des liens qui sont parfois assurés de façon numérique… mais pas toujours. Pierre-Yves Jeholet reconnaît la fracture numérique : "On n’a pas été à la pointe par rapport à l’enseignement numérique à distance, mais ici, c’est une opportunité de nous rattraper et nous y travaillons avec le gouvernement".

Et si c’est la Flandre qui "raflé" l’essentiel des ordinateurs portables remis en ordre par l’asbl DigitalForYouth, il précise : "On a eu un contact avec cette asbl, qui a dit 'on va offrir', et puis il fallait les payer, et moi, j’ai préféré ouvrir un marché public, sinon on nous l’aurait reproché après la crise."

Evaluation délicate et redoublement exceptionnel

Enfin, il a rappelé l’importance des conseils de classe dans l’évaluation des élèves cette année : "On ne va pas laisser passer tout le monde, et les jurys et les conseils de classe vont avoir un rôle encore plus important que les années précédentes, et le redoublement devra être l’exception. Et s’il y a un redoublement, il y aura un dialogue, avec les enfants, avec les parents. L’objectif est évidemment d’éviter d’avoir toute une série de recours."

La ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir, appuyée par les acteurs de l’école, a en effet décidé de supprimer cette année la tenue des épreuves certificatives externes ainsi que les examens de fin d’année. Les élèves ne seront pas autorisés à passer de classe en fonction de leurs résultats à ces épreuves, mais plutôt sur base de leur travail annuel, évalué par les conseils de classe.

Néanmoins, en cas de décision de redoublement, le risque est grand de voir de nombreux parents contester cette décision, l’année scolaire ayant suspendu son cours normal dès la mi-mars cette année.

"Il convient de prendre peu de risques pour éviter de nombreux recours", a insisté Caroline Désir.

Pour l’enseignement qualifiant, la ministre a indiqué que les élèves qui ne pourraient être certifiés dès cet été en raison de la suspension des cours pourraient voir leur année prolongée jusqu’au 1er décembre 2020 au plus tard, ce qui devrait notamment leur permettre de boucler leurs stages et autres.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK