Les loyers bloqués pendant un an en Wallonie

La mesure vaut pour 12 mois et ne concerne que les logements
La mesure vaut pour 12 mois et ne concerne que les logements - © BELGA PHOTO SISKA GREMMELPREZ

C’est presque fait ! Ne manque plus que l’aval du Parlement qui n’y fera sans doute pas obstruction: les loyers seront bloqués durant un an en Wallonie. Ou, plus exactement, pendant douze mois à la date anniversaire du bail.
C’est une mesure voulue par le Gouvernement wallon pour contrer l’impact sur les ménages du saut d’index programmé par le Gouvernement fédéral.

Symbolique
La mesure paraît symbolique. Son impact ne sera pas colossal mais tout de même, elle permettra aux 400.000 locataires wallons d’éviter une augmentation de leur loyer pendant un an. L’initiative vient du ministre Paul Furlan. Elle tient en quelques mots: "Chaque fois qu’il y aura l’anniversaire d’un bail, explique-t-il, le propriétaire, durant un an, ne pourra en profiter pour augmenter le loyer."

Seulement les logements
Le blocage des loyers vise uniquement les habitations, pas les autres biens immobiliers. Les bureaux, les commerces… ne sont pas touchés par cette décision. La volonté du Gouvernement wallon cible seulement les logements parce que, dit le ministre "Nous voulons protéger le pouvoir d’achat des Wallons face aux attaques incessantes envers ce même pouvoir d’achat par le gouvernement fédéral." L’intention de Paul Furlan et du gouvernement wallon est donc plus politique que strictement sociale.

Effet limité
On peut donc compter cette décision au nombre des escarmouches qui émaillent les relations entre les majorités wallonne et fédérale.
La riposte régionale, modeste, n’aura d'ailleurs pas un effet époustouflant : en cette période d’inflation contenue, on imagine qu’elle représentera chaque mois 2 ou 3€ épargnés par les locataires. Elle n’a d’ailleurs pas soulevé une tempête de protestations du SNPC, le Syndicat National des Propriétaires et Copropriétaires.
Le Parlement wallon doit encore viser le texte en commission puis, 15 jours plus tard, en séance plénière. De sorte qu’on peut s’attendre à voir la décision commencer à produire ses effets aux environs de mars ou avril.

 

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