Le Roi demande à Elio Di Rupo de poursuivre, réflexion du formateur

Elio Di Rupo quitte Ciergnon
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Elio Di Rupo quitte Ciergnon - © BRUNO FAHY (belga)

Albert II n'a pas accepté la démission du Formateur. Le Roi, après avoir reçu les six négociateurs, a demandé au Formateur de poursuivre sa mission. Elio Di Rupo a demandé un bref délai de réflexion afin de vérifier la possibilité d'aboutir à un accord "acceptable" pour les six formations.

"Le Roi demande instamment à chacun de ces partis d’accomplir l’effort additionnel nécessaire pour clôturer les négociations budgétaires et socio-économiques et former un gouvernement dans les meilleurs délais", précise le communiqué du Palais.

Elio Di Rupo est arrivé à 16 heures au château de Ciergnon. On attendait évidemment de la discussion de connaître la décision d'Albert II à propos de la démission du Formateur. Elio Di Rupo est sorti du château peu avant 20h. 

La démission n'est donc pas acceptée mais cela ne signifie pas que les choses sont remises sur de bons rails. 

Le jour des Libéraux 

Ce mercredi, le Roi a reçu les Présidents du MR et de l'Open VLD. Charles Michel est arrivé à 10h30 au château de Ciergnon. Le Président du MR a répondu sans doute à d'importantes questions dont celle de la confiance qu'il accorde encore à Elio Di Rupo. La même interrogation a vraisemblablement été soumise à Alexander De Croo, président de l'Open VLD. Ce dernier, plus encore que son homologue francophone est considéré comme le grand responsable du "coup de colère" d'Elio Di Rupo. L'entretien entre le Roi et Charles Michel s'est terminé vers 12h15.

Alexander De Croo a pris le relais pour un entretien qui a duré 2 heures 30. 

Ce qui ressort des deux journées de consultations royales, c'est qu'une des questions essentielles concerne la confiance que peuvent encore s'accorder les 6 partis présents autour de la table. Le Formateur a pour mission de vérifier dans quelles conditions les uns et les autres accepteront de se remettre autour de la table. Le plus gros du travail concernera évidemment les libéraux.

La menace de l'Europe reste réelle 

Et l'urgence ne cesse de grandir à propos de la confection du budget. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn a répété mercredi ses menaces de sanctions contre la Belgique si celle-ci ne remet pas à temps un projet de budget conforme aux recommandations européennes."J'ai confiance que la Belgique en tant qu'Etat fondateur de l'Union européenne et en tant qu'Etat membre très engagé de la zone euro, sera à la hauteur de responsabilités, au nom de ses citoyens et au nom de l'Europe dans son ensemble", a-t-il déclaré. 

Au milieu d'une conférence de presse consacrée à une nouvelle salve de mesures économiques européennes, Olli Rehn n'a pas hésité à relire in extenso les recommandations européennes - telles que validées par les 27 en juillet dernier - à l'encontre de la Belgique, signe de l'inquiétude autour de la situation dans le Royaume. Il ne faut pas se leurrer, l'avertissement d'une amende très lourde (700 millions d'euros) reste de mise si la Belgique n'atteint pas l'objectif fixé par l'Europe. 

Sacha Daout

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