Les "Justes" de Belgique célébrés pour le 75e anniversaire de la libération de Bruxelles

Une des deux plaques commémoratives célébrant les "justes" de Belgique.
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Une des deux plaques commémoratives célébrant les "justes" de Belgique. - © ERIC VIDAL - BELGA

Un événement commémoratif organisé par l’Association pour la Mémoire de la Shoah (AMS) a lieu ce dimanche rue des Tanneurs à Bruxelles. Les noms des 1751 justes seront cités. L’occasion de rappeler ce que représente cette distinction de "juste parmi les nations".

Nous sommes le 3 septembre 1944. La ville de Bruxelles est libérée par les alliés. La Belgique compte ses morts, 88.000 personnes, dont 30.000 d’origine juive. Au cours de cette deuxième guerre mondiale, deux dates marquent profondément les juifs de Belgique. Les 3 septembre 1942 et 1943, au cours desquelles les Allemands organisent des rafles. Les juifs sont envoyés vers Breendonk, près de Malines, avant d’être acheminés vers le camp d’extermination d’Auschwitz, duquel peu reviendront vivants.

En Belgique, un juif sur deux a survécu à la guerre. Une partie d’entre eux le doit à des résistants qui ont risqué leur vie pour les protéger. Ces résistants ont reçu une distinction honorifique venue d’Israël, celui de "juste parmi les nations". "Etre juste, explique Eric Picard, administrateur délégué de l’AMS, ça signifie être un citoyen humain et généreux ; ça signifie prendre des risques pour sauver autrui. En Belgique, il n’y a que deux plaques commémoratives qui rendent hommage aux "justes", c’est très insuffisant."

"Un geste qu’on peut retrouver dans l’aide aux migrants"

Au cours de cette journée, les noms des 1751 justes vont être proclamés dans la rue des Tanneurs, située dans le quartier des Marolles. C’est là que résidaient à l’époque, de nombreux juifs de Bruxelles. "C’est important de les célébrer parce que ces personnes sont exceptionnelles, explique Eric Picard. Plusieurs d’entre eux ont notamment sauvé la vie d’enfants." Pour l’administrateur délégué, ce type d’attitude existe encore de nos jours. "Je pense qu’on retrouve ce genre de geste avec ceux qui aident les migrants aujourd’hui. Bien sûr, il n’y a pas de notion de génocide dans le cas de ces migrants, mais ce que font les gens qui leur viennent en aide est tout bonnement remarquable."

L’ambassadeur du Royaume-Uni sera également présent lors de ces cérémonies. Il rendra hommage aux soldats britanniques qui sont entrés le dimanche 3 septembre 1944 dans Bruxelles par l’avenue de Tervuren.

Retour sur la Libération de Bruxelles, le 03 septembre 1944 (JT 13h)

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