Les Irlandais du Nord devraient encore pouvoir devenir citoyens européens après le Brexit

Les Irlandais du Nord devraient encore pouvoir devenir citoyens européens après le Brexit
Les Irlandais du Nord devraient encore pouvoir devenir citoyens européens après le Brexit - © PAUL FAITH - AFP

Les Irlandais du Nord devraient encore avoir la possibilité s'ils le souhaitent de devenir citoyens de l'Union européenne (UE) après le Brexit, estime mercredi le gouvernement britannique dans un document sur sa position de négociation quant à la question irlandaise.

Les conservateurs de la Première ministre Theresa May soulignent dans cette note que le respect de l'accord du Vendredi Saint constitue à leurs yeux une priorité absolue.

Cet accord, signé le 10 avril 1998, a permis de mettre fin à trente années de troubles sanglants en Irlande du Nord - l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni - entre protestants pro-britanniques et catholiques pro-irlandais. Il offre notamment la possibilité à tous les habitants de ce territoire d'opter pour la nationalité britannique ou irlandaise, mais aussi pour la double nationalité.

Eviter les frontières entre les deux territoires

L'accord futur sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne devra clairement reconnaître que les citoyens d'Irlande du Nord ont un droit de naissance leur permettant d'acquérir les nationalités britannique ou irlandaise, souligne Londres dans son document. Les personnes qui opteraient pour la citoyenneté irlandaise devraient donc toujours avoir la possibilité de bénéficier des droits des citoyens de l'UE même après le Brexit, estiment les Britanniques.

Ces derniers souhaitent également protéger la "common travel area" (zone de voyage commune) entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. Londres veut à tout prix éviter la mise sur pied de nouvelles structures aux frontières entre les deux territoires, qui impliqueraient un rétablissement des contrôles des voyageurs.

Une discussion politique

La Commission européenne a de son côté déjà indiqué vouloir respecter l'Accord du Vendredi Saint.

"Il est essentiel que nous ayons dans un premier temps une discussion politique avant de pouvoir nous mettre ensuite à élaborer des solutions techniques", a souligné mercredi un porte-parole de l'exécutif européen, sans s'épancher plus sur le document britannique.

La Commission avait réaffirmé mardi qu'avant toute négociation commerciale, il fallait avancer sur trois sujets prioritaires : le sort des citoyens européens, la facture de sortie, et la question de la frontière irlandaise. Mais pour Londres, le futur partenariat commercial et les négociations de sortie doivent être discutés en même temps, une option que rejettent les Européens.

La prochaine session de négociations entre l'UE et Londres débutera le 28 août.

 

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