Les indemnités de départ des cabinets PS de la Fédération Wallonie-Bruxelles coûteraient 3,25 millions

Crise politique francophone - La fin des cabinets PS à la FWB coûtera 3,25 millions d'euros en indemnités de départ
Crise politique francophone - La fin des cabinets PS à la FWB coûtera 3,25 millions d'euros en indemnités de départ - © Belga

Si elle se confirme, la fin des cinq cabinets ministériels PS au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles coûtera un peu plus de 3,25 millions d'euros en indemnités de départ pour les collaborateurs licenciés.

Les cinq cabinets socialistes (Rudy Demotte, Jean-Claude Marcourt, André Flahaut, Isabelle Simonis et Rachid Madrane) emploient actuellement un peu plus de 200 collaborateurs, dont 86 sont détachés de l'administration. Avec la fin annoncée de la majorité PS-cdH et la volonté du cdH de former de nouvelles majorités avec d'autres partis, ces contractuels PS devraient se retrouver sous peu sans emploi.

5 mois de salaires et les primes

Ceux-ci ont toutefois droit à des indemnités forfaitaires de départ équivalentes à cinq mois de salaires, plus des primes. Pour les cabinets PS, la facture sera à 3,25 millions d'euros à charge de la Fédération, a indiqué ce lundi en commission du Parlement le ministre-président Rudy Demotte (PS) en réponse à une question de la députée Caroline Persoons (DéFI). "Ces frais ne tiennent pas compte des frais d'installation des nouveaux cabinets", a ajouté Rudy Demotte devant les députés.

Interrogé un peu plus tard en commission du Budget – qui planche actuellement sur l'ajustement budgétaire 2017 – par le député Philippe Knaepen (MR), le ministre du Budget, André Flahaut (PS), a précisé que ces dépenses n'avaient nullement été intégrées dans l'ajusté.

Ça coûterait moins cher si c'était le cdH qui quittait le gouvernement

"Les règles veulent que ces frais (d'indemnités de départ) seront pris en charge par les cabinets entrants (MR sans doute)", a-t-il indiqué. "Ça coûterait donc moins cher si c'était le cdH qui quittait le gouvernement...", a-t-il ajouté d'un ton badin.

Si le cdH devait, lui, quitter le gouvernement, ces indemnités ne se chiffreraient en effet qu'à 1,67 million d'euros seulement. Le cdH ne compte en effet que deux cabinets seulement (Marie-Martine Schyns et Alda Greoli). Et ceux-ci ne comptent que 108 collaborateurs, dont 61 détachés de l'administration.

Dans les rangs du cdH, on faisait valoir ce lundi que les montants avancés par le ministre-président constituent un plafond maximum, dans l'éventualité où tous les collaborateurs concernés ne retrouveraient pas un emploi rapidement.

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