Les indemnités Covid toujours pas versées aux commerçants

Fragilisés par la 1ère vague et en butte à la 2ème, les commerçants regrettent que les aides directes tardent à leur être versées
Fragilisés par la 1ère vague et en butte à la 2ème, les commerçants regrettent que les aides directes tardent à leur être versées - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Chez les commerçants, la grogne monte vis-à-vis des gouvernements wallon et bruxellois. Les aides directes qui leur sont promises pour compenser les fermetures obligatoires n’arrivent pas. Le système paraît grippé, lent, inefficace. Et ils s’en plaignent.

Les aides directes, ce sont celles qui permettent aux commerçants ou aux PME de garder la tête hors de l’eau, de payer leurs charges fixes. Elles sont attendues comme le Messie à Noël mais… rien ne tombe dans les chaussures.

L’Horeca à la peine

Cafés, hôtels et restaurants ont été fermés le 16 octobre. Il a fallu un mois pour qu’ils aient la possibilité d’introduire leurs demandes. Et depuis lors, rien n’est encore arrivé sur leurs comptes.
Ça va venir, rassure le Gouvernement wallon. Les premiers paiements partiront fin de cette semaine et ensuite elles seront versées par lots.

Non essentiels à la même enseigne

L’Horeca n’est pas le seul secteur qui proteste. Les commerces non essentiels, priés de fermer le 2 novembre dernier, attendaient une réaction aussi rapide que celle qui leur était imposée. Or, elle tarde également.
Le gouvernement annoncera cette semaine quand le site internet où ils peuvent inscrire leur demande sera mis en ligne. Ce qui ne donne encore qu’une vague indication sur le moment où les dossiers seront examinés.

Les leçons de la 1re vague

Lors de la 1re vague, les dossiers n’avaient pas non plus été traités dans les meilleurs délais. On aurait pu espérer, explique l’UCM, que les leçons auraient été tirées.
Mais le ministre Borsus explique que le mode d’indemnisation ayant changé, on ne peut pas s’appuyer sur les dossiers du 1er confinement.
Et à Bruxelles, la situation n’est pas meilleure puisque, explique la ministre Trachte, la hauteur-même des indemnités n’y a pas encore été fixée.

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