Les groupes radicaux anti-Kabila dans le collimateur de la Sûreté de l'Etat

"Le noyau dur des radicaux, en Belgique, compte 25 à 30 membres", selon un spécialiste du dossier au sein des forces de sécurité, interrogé par Le Vif. "Ils se réunissent dans des cafés, ont désigné des responsables par zone et organisent des coups avec le soutien d'autres 'combattants' venus de Paris et de Londres. Il y a une certaine coordination entre ces ultras, même si le mouvement est une nébuleuse internationale pas très structurée."

Ces groupes sont entourés par plusieurs cercles de sympathisants anti-Kabila et ont parfois été rejoints par des bandes urbaines, qui profitent des manifestations pour se livrer au vandalisme.

Du côté de l'UDPS, le parti de l'opposant Etienne Tshisekedi, battu par le président Joseph Kabila à l'issue d'un scrutin jugé peu fiable, on dément les appels à la violence à l'adresse de la diaspora, même si Etienne Tshisekedi lui-même n'a pas désavoué les "combattants". Selon l'UDPS, certains casseurs seraient en fait payés par le régime pour discréditer l'opposition.

Les radicaux anti-Kabila ne limitent pas leur champ d'action aux émeutes. Ils se livrent aussi à des agressions violentes contre des personnalités jugées proche du pouvoir. Beaucoup de dignitaires requièrent désormais une protection policière quand ils voyagent en Europe.


Belga
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