Les gilets jaunes de Liège veulent faire entrer le référendum dans la constitution

Les gilets jaunes de Liège veulent faire entrer le référendum dans la constitution
Les gilets jaunes de Liège veulent faire entrer le référendum dans la constitution - © Tous droits réservés

Alors qu'une quarantaine de gilets jaunes bloquaient mardi matin la tour des finances à Liège et qu'une délégation était reçue par Charles Michel à Bruxelles, d'autres ont rencontré la presse afin de préciser les revendications portées par ce mouvement de citoyens. Ils réclament ainsi l'instauration du référendum dans la Constitution belge afin de permettre aux citoyens de s'exprimer sur des questions importantes, ont-ils expliqué.

Ces membres des gilets jaunes de Liège, qui ont tenu à ne pas apparaître publiquement, ont affirmé être simplement des citoyens en colère, apolitiques, qui formulent diverses revendications au-delà de la réduction des accises sur les carburants et de la réintroduction de ceux-ci, notamment le mazout de chauffage, dans le panier de la ménagère. Avant tout, ils réclament l'instauration du référendum à tous les niveaux de pouvoir (communal, provincial, régional et national) afin que les citoyens puissent exercer un pouvoir décisionnel sur des questions importantes. Parmi leurs exigences, on relève notamment la diminution du coût de l'électricité en ramenant la TVA à 6 %, la diminution du prix de l'eau domestique, l'abaissement de l'âge d'accès à la pension, la revalorisation des petites pensions (publiques et privées) au taux du revenu minimum mensuel ou encore la revalorisation globale, tant qualitativement qu'au niveau salarial, des services publics.

Ces gilets jaunes se sont dits déterminés à maintenir le mouvement tant qu'ils n'obtiendraient pas "un minimum" par rapport aux demandes formulées. "Le diesel est la goutte qui a fait déborder le vase, mais voilà plusieurs années que le Belge est révolté. Si désormais la classe moyenne peine à joindre les deux bouts, il ne reste plus que des pauvres et des riches. Nous refusons de rester inactifs et nous invitons toute personne qui en est arrivée à devoir calculer à enfiler son gilet jaune pour manifester son soutien. Si on ne se révolte pas maintenant, où en serons-nous dans deux ou trois ans? ", ont-ils conclu. 

Interview d'un gilet jaune à la sortie de la conférence de presse

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