Les étudiants en médecine lancent un appel à Charles Michel et au MR

Les étudiants en médecine lancent un appel à Charles Michel
Les étudiants en médecine lancent un appel à Charles Michel - © SOPHIE KIP - BELGA

Suspendus à  la décision du Conseil d’Etat, les étudiants en médecine sont dans l’attente. Dans l’attente d’être fixés sur leur sort et sur leur première année de baccalauréat. Le 5 août dernier, l’auditeur du Conseil d’Etat a défendu la suspension de toutes les délibérations issues de la première session de 1ère année de médecine à L’université de Liège (Ulg). Dans le cas où le Conseil d’Etat suivrait cet avis, lors de la publication de l’arrêt, tous les étudiants en 1ère année, même ceux n’ayant pas réussi à se classer au concours, se retrouveraient sans délibération. Ce qui implique qu’ils n’ont virtuellement ni réussi ni raté, et qu’ils sont dans l’attente d’un nouvel acte administratif se basant sur d’autres arrêtés que ceux du ministre Marcourt et de la ministre De Block instaurant ce mécanisme.

Le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) a écrit une lettre adressée au Premier Ministre Charles Michel ainsi qu’à Olivier Chastel, le président du mouvement réformateur (MR), pour rappeler leur situation. En cette période de vacances, nombre d’étudiants sont en blocus et les couacs de ces dernières semaines ne sont pas de nature à apaiser les esprits avant une nouvelle session d’examens.

"Plus que jamais, les étudiants francophones ont besoin d’être défendu sur le plan politique. Plus que jamais, des décisions fortes sont nécessaires –maintenant- concernant les quotas 2021 et la clé de répartition générale des quotas INAMI".

Et d’ajouter que les étudiants en médecine sont lassés par le jeu politique.

"Nous, futurs médecins francophones, ne voulons pas assister à un nième bras de fer ou jeu de ping-pong insupportable entre le fédéral et notre entité fédérée, nous réclamons que le seul parti francophone impliqué au pouvoir prenne ses responsabilités pour remédier aux manquements graves dénoncés par le Conseil d’Etat concernant la gestion des quotas INAMI par le gouvernement fédéral", écrit Quentin Lamelyn, président du CIUM.

Le CIUM rappelle aussi qu’il faut trouver une solution pérenne pour les fameux quotas INAMI. Des quotas qui sont toujours basés sur ceux de 1997 et qui selon le comité inter-universitaire, ont été établis sans tenir compte du vieillissement de la population, de la féminisation de la profession ou encore de l’activité réelle des médecins agréés en Belgique.

"Une récente étude concernant la densité médicale démontre que si les quotas demeurent inchangés, seuls deux tiers des besoins de remplacement francophones pourraient être rencontrés entre 2018 et 2026. Et si de 2021 à 2026, les quotas demeuraient fixés à 492 diplômés francophones, puis amputés de 150 par an pour compenser les 'surnuméraires', le remplacement des départs à la retraite n’atteindrait que 43 %. Dans d’autres termes, moins d’un médecin retraité sur deux ne pourra être remplacé", mentionne également le CIUM.

En attendant, l’avis du Conseil d’Etat, attendu pour cette semaine, les étudiants en médecine veulent mettre un coup de pression au niveau fédéral. Histoire ne pas les oublier pendant les vacances.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK