Les étudiants belges doivent s'inscrire "rapidement" en logopédie

Le ministre socialiste affirme bien connaître le problème "depuis plusieurs années" qu'il explique non pas par le fait que les étudiants français ratent leur examen d'entrée mais parce qu'ils trouvent que les cours en Belgique sont de bonne qualité. "On a connu ce problème pour les kinésithérapeutes, la médecine vétérinaire, la médecine, la dentisterie et aussi en logopédie".

Si le parlement de la Communauté français adoptera, la semaine prochaine, des restrictions (un quota de 30% maximum pour les non-résidents) en dentisterie (où 45% des étudiants étaient des non-résidents, essentiellement des Français) et en médecine, en logopédie, il faudra attendre la rentrée scolaire prochaine. "La Cour constitutionnelle a cassé le décret (imposant un quota de 30% maximum pour les non résidents, ndlr) qui avait été pris sous la précédente législature", explique-t-il.

Il faut donc "recadrer le système", dit-il, promettant un quota en logopédie pour la rentrée scolaire prochaine. Un quota qui pourra être justifié pour des raisons de santé publique.

Des places seront préservées pour les Belges

En attendant, "nous allons regarder pour, en tout cas, préserver des places pour les Belges", affirme Jean-Claude Marcourt. "C'est un dialogue que nous avons maintenant avec les autorités. Il est inacceptable qu'un étudiant ne puisse pas avoir une place en logopédie. Pas nécessairement dans l'école où il souhaiterait aller, ça nous le verrons bien, mais en tout cas qu'il puisse faire ses études. C'est inacceptable qu'il ne puisse pas le faire".

Hier, dit-il, il y avait 400 étudiants français inscrits à la haute école de Liège pour deux Belges.

Mais il tient à rassurer : "Le fait d'avoir déposer son inscription ne veut pas dire qu’on est inscrit parce que il y a tout un dossier à remplir. Il est probable qu'une majorité de dossiers aujourd'hui ne sont pas complets" et d'inviter "tous ceux qui veulent le faire, de s'inscrire le plus rapidement possible".

"Je suis une particularité mondiale"

Répondant aux critiques du président de la fédération des étudiants francophones (FEF) qui l'accuse, dans Le Soir de ce mardi, de ne pas avoir de vision pour l'enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt déclare : "La meilleure chose est qu'il (Michaël Verbauwhede, ndlr) quitte son poste" avant d'énumérer ce qu'il estime avoir accompli.

Et quand on lui demande s'il veut "asservir l'enseignement à l'économie" comme lui reproche le président de la FEF, il déclare : "Je suis une particularité mondiale, je pense que je dois être le seul ministre de l’Économie et de l'Enseignement supérieur". Avant d'ajouter : "L'enseignement n'a pas pour finalité de donner un métier à une entreprise. Mais dire, aujourd'hui, aux jeunes qui sont inquiets sur leur avenir : 'Voilà les filières qui aboutiront plus facilement à un emploi', c'est aussi faire en sorte que l'on renforce l'enseignement technique et professionnel dans l'enseignement". 

"L’enseignement est dans la société et les représentants du monde économique sont aujourd'hui dans les conseils d'administration. Dire que l'enseignement pourra vivre seul, sans le monde socio-économique, n'est pas vrai. Il vaut mieux l'associer à l'enseignement", conclut-il.

C. Biourge

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK