Les enseignants des écoles spécialisées francophones pourront être vaccinés avec les doses non-administrées

C’était une demande du secteur de l’Enseignement, vacciner le personnel des établissements scolaires, d’autant plus que le Comité de concertation a établi que 40% des foyers de contamination se trouvaient dans les écoles. Cette demande est en partie rencontrée. Les enseignants des écoles spécialisées de la Fédération Wallonie-Bruxelles deviennent prioritaires pour la vaccination avec les doses surnuméraires ou non-administrées dans les centres de vaccination.

Repréciser les priorités dans les centres de vaccination

En Wallonie, une circulaire a été préparée pour préciser les modalités de vaccination. Comment doit-on gérer les listes d’attente ? A qui attribuer les doses restantes en fin de journée ?

La volonté est d'éviter que chaque centre de vaccination décide de son côté de la manière dont il distribue les doses en "last minute". On veut aussi éviter que certaines communes, certains bourgmestres qui bénéficient de la présence d’un centre de vaccination sur le territoire ne décident de faire vacciner telle ou telle catégorie de personnel. Ainsi, lundi, c’est la Ville de Namur qui invitait ses enseignants à venir se faire vacciner avec les surplus. Ath souhaitait aussi décider de l’attribution des doses restantes.

La note, signée par Yvon Englert, de la délégation générale "Covid 19" pour la  Wallonie donne  l’ordre des priorités pour l’administration des doses dans la phase de vaccination actuelle.  

Actuellement, la vaccination est dans la phase 1B. Elle concerne les personnes de 65 ans et plus, les personnes porteuses de comorbidités telles que définies par le Conseil Supérieur de la Santé et invitées par la procédure interfédérale ou leur médecin, les personnels des services remplissant des fonctions critiques (pompiers-ambulanciers, policiers d’intervention et militaires en opérations).

La note précise que "sont aussi légitimes des personnes des groupes de la phase 1a non encore vaccinées : personnel hospitalier, première ligne de soins et d’aide, résidents et personnel des structures d’hébergement pour personnes âgées ou des résidences services, personnel et résidents des institutions collectives de soins -handicap et santé mentale - une assimilation du personnel de l’enseignement spécialisé au personnel des centres d’accueil pour personnes handicapées , comme évoqué lors de la CIM santé du 6 février – ainsi que le personnel des institutions résidentielles de protection de l’enfance et de la jeunesse".   C'est dans ce cadre que la vaccination des enseignants des écoles d'enseignement spécialisé pourra être prévue. 

L'accès à la vaccination est aussi légitime pour "le personnel et les volontaires des centres de vaccination, y compris les bénévoles, ainsi que les personnes qui transportent individuellement des citoyens, dans le cadre d’initiatives organisées par les communes ou les centres en faveur des citoyens dans l’impossibilité matérielle de se déplacer vers les centres de vaccination", précise la note.  

La note confirme que ceux qui ont reçu une première dose, légitimement ou pas, ont le droit de recevoir la deuxième dose. 

Enfin, en fin de journée, afin de rencontrer la priorité de ne jeter aucune dose de vaccin, "peuvent être appelés et vaccinés des personnes disposées à venir rapidement se faire vacciner avec les doses restantes, en priorité sur base de listes qui regroupent des personnes des différents groupes ci-dessus, et à défaut marginalement des citoyens volontaires", conclut Yvon Englert, le signataire de la note précisant les modalités de vaccination. 

A ce stade, il n’est pas encore confirmé que les autorités régionales bruxelloises donnent des directives semblables aux centres de vaccination établis sur le territoire bruxellois.

Pour la CGSP, la seule vaccination des enseignants du "Spécialisé" est insuffisante

"Tout ce qui est à prendre est bon à prendre. La vaccination de l’enseignement spécialisé, c’est une de nos grandes priorités. Elle doit être faite très rapidement. Il faut établir les listes par école et essayer de les intercaler dans les centres de vaccination", salue Joseph Thonon, le leader de la CGSP Enseignement. Mais pour lui, il faudra rapidement aller plus loin. "Maintenant, ce n’est pas suffisant. Il faut aussi que les autres niveaux d’enseignement, notamment le maternel, aient une perspective de vaccination la plus rapide possible", poursuit Joseph Thonon.

D’ailleurs, la CGSP-Enseignement a décidé mardi d’appeler ses affiliés à observer un arrêt de travail de 50 minutes jeudi matin pour dénoncer les "conditions de travail insupportables" imposées aux enseignants de l’officiel face à la hausse des cas de Covid-19. Si aucune mesure spécifique n’est adoptée, la CGSP mènera des actions plus dures. Elle a déjà déposé un préavis de grève pour mardi prochain, le 30 mars.

 

Contamination dans les écoles: mesures supplémentaires (JT 21/03/2021)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK