Un tiers des électeurs flamands changent de parti entre deux scrutins

Bart De Wever, président de la N-VA
Bart De Wever, président de la N-VA - © IORI DE WINDT (belga)

Les électeurs flamands sont-ils fidèles ou changent-ils de partis entre deux scrutins? C'est la question que se sont posés des chercheurs de la KUL. Pas de surprise, le grand pôle d'attraction en 2010, c'est la N-VA et ce constat: la N-VA recrute essentiellement à droite et à l'extrême-droite.

Les chercheurs de la KUL ont analysé les résultats des élections fédérales à la chambre de 2007 et 2010 pour comprendre les transferts de voix entre les partis. 

Un tiers des électeurs flamands sont instables. Ils votent généralement pour un parti différent d'un scrutin à un autre. C'est le cas également entre les élections fédérales de 2007 et 2010. Assez logiquement, lors des dernières élections fédérales, la plupart des transferts se font en faveur du grand vainqueur des élections, la N-VA. Ce qui est plus surprenant, en revanche, c'est l'origine des voix engrangées par la N-VA en 2010. Alors qu'il est généralement admis que la N-VA est parvenue à grappiller des voix de manière égale dans chaque partis, l'étude démontre que c'est principalement le cartel CD&V/N-VA de 2007 et le Vlaams Belang qui ont servi de réservoir de voix en 2010. Ainsi, 22% des électeurs de la N-VA en 2010 votaient pour le Vlaams Belang en 2007, un Vlaams Belang en chute libre qui ne parvient même plus à attirer les votes contestataires.

Les transferts de l'Open VLD représentent 14% des voix de la N-VA en 2010, la N-VA qui ne prend que relativement peu de voix aux partis de gauche, SP.a et Groen. C'est donc essentiellement à droite et à l'extrême-droite que les nationalistes flamands ont fait recette lors des élections fédérales de 2010. 

Baptiste Hupin

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