Les directeurs du Musée de l'Armée démissionnent

Les deux directeurs ad interim du Musée Royal de l'Armée, Piet De Gryse et à Christine Van Everbroeck, présentent leur démission. Il s'agit d'un épisode de plus dans cette saga qui touche le musée depuis plusieurs mois. Les deux directeurs étaient sous le coup d'une enquête interne pour mauvaise gestion du personnel et du musée. Les syndicats leur reprochaient également leur train de vie trop élevé.

Ce jeudi donc, ils ont remis leur démission, officiellement pour des raisons médicales en ce qui concerne l'un des deux directeurs. Mais les syndicats estiment qu'ils ont sans doute été poussés à la démission. Une chose est certaine: la gestion du Musée était problématique. Jean-Pierre Van Autreve, secrétaire permanent CGSP, responsable pour le personnel civil du Musée: "Avec ce genre de désignations ad interim, c'est que ces gens, qui ont une formation scientifique, n'ont aucune notion du management. Ils ne connaissent pas le statut de syndicat... Il y avait donc des choses qui leur échappaient".

Il regrette la mauvaise publicité que cette affaire occasionne: "Le personnel, qui est très dévoué, ne mérite pas cela".

La gestion du musée de l'armée pose problème depuis plus d'un an.

"Il y a des problèmes au niveau de la gestion du personnel mais aussi au niveau de la gestion du musée en lui-même, expliquait Patrick Descy (secrétaire permanent militaire à la CGSP), au mois de mai. Pour pouvoir déterminer les éventuels abus, une enquête a bien été lancée par le ministre Steven Vandeput."

Au-delà de la gestion, plusieurs cas d'abus sont investigués. L'utilisation d'un véhicule de fonction et d'un chauffeur, et ce sans autorisation ; mais aussi l'usage excessif de cartes de crédit concernant des frais de restauration ; ou encore la facturation de vols retour depuis Moscou et Rio. Des vols manqués par l'un des deux directeurs sans excuse valable.

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