Les diplomates ne doivent pas parler qu'avec les "good guys"

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La diplomatie belge ne doit pas se limiter à discuter avec les régimes fréquentables, mais prendre langue également avec les autres, même s'ils ne respectent pas les droits de l'Homme, a indiqué lundi le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Steven Vanackere.

"Sur le terrain des droits de l'Homme, la solution la plus facile est de ne s'asseoir à table qu'avec ceux qui partagent nos valeurs", avec les "good guys", a-t-il affirmé lors d'un discours ouvrant les "journées de contact diplomatiques" annuelles, rassemblant quelque 130 ambassadeurs et chefs de poste rappelés à Bruxelles pour l'occasion.

"Cela n'entre-t-il pas en conflit avec notre vision sur le besoin de défendre l'universalité des droits de l'Homme? ", s'est interrogé Steven Vanackere (CD&V). Et d'apporter la réponse: "un véritable engagement avec des pays qui ne partagent pas nos vues est effectivement beaucoup moins confortable, mais c'est, à long terme, dans de nombreux cas, plus durable et plus axé sur les résultats", a-t-il dit.

La déclaration du ministre des Affaires étrangères intervient au moment ou l'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch (HRW), présente à Bruxelles son 21ème rapport, ciblant plus précisément les "complaisances" de l'ONU et de l'Union européenne avec les régimes répressifs. Pour HRW, les "dilaogues constructifs" entrepris par l'Europe avec certains Etats ou régimes sont souvent des "excuses pour justifier l'inaction".

T.N. avec Belga

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