Les clefs du procès Wesphael qui s'ouvre ce lundi aux assises de Mons

C’est ce lundi que débute devant la cour d’assises de Mons un procès exceptionnel, celui de l’ancien député wallon Bernard Wesphael. Un procès au terme duquel les 12 jurés devront trancher: "Bernard Wesphael est-il coupable du meurtre de sa femme Véronique Pirotton?" Et pour les y aider, pas moins de 90 témoins et experts défileront à la barre.

Pendant trois semaines, les auditions vont donc se succéder afin, notamment de déterminer ce qui a causé la mort de Véronique Pirotton. Comment cette funeste soirée du 31 octobre 2013 s’est-elle déroulée ? Les témoignages des clients présents cette nuit-là à l’hôtel Mondo d'Ostende seront déterminants, tout comme l’avis des experts. Car le procès Wesphael, c’est aussi une plongée dans l’opacité des relations entre une femme au profil borderline et un homme tourmenté, enferré dans une relation aussi passionnelle que toxique et destructrice.

Meurtre, suicide ou accident ?

Ce 31 octobre 2013, il est environ 23 heures lorsque Bernard Wesphael descend à la réception de l'hôtel ostendais où il séjourne avec son épouse. L'ancien député wallon explique que sa femme vient de se suicider. Mais sa version des faits ne convainc pas les autorités et le fondateur du parti du Mouvement de gauche se retrouve immédiatement privé de liberté.

Car pour le ministère public, Bernard Wesphael a bien tué Véronique Pirotton. Une thèse qui repose sur plusieurs éléments. D'abord l'état dans lequel le corps de la victime a été retrouvé. 35 traces d'hématomes, ainsi que des signes de strangulation et d'étouffement ont été relevés. Ensuite, le bras de Bernard Wesphael, 

Une version que réfute la défense de l’ancien député wallon. Certes, ils se sont disputés, mais pour Maître Mayence, c'est la prise d'alcool et de médicaments qui a causé la mort de Véronique Pirotton. Les trois grammes d'alcool par litre de sang et les nombreuses boîtes de médicaments retrouvées dans la chambre d'hôtel en attesteraient.

Alors, meurtre, suicide ou encore coups volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ?  S'il est reconnu coupable de meurtre Bernard Wesphael risque jusqu'à 30 ans de prison.

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