Les Bruxellois sont-ils floués par la répartition de l’argent du plan de relance : le secrétaire d’Etat Dermine répond

Non, les Bruxellois ne sont pas lésés par la répartition du plan de relance, c’est en substance le message que le secrétaire d'Etat à la Relance, Thomas Dermine (PS) a fait passer sur les ondes de la Première ce mardi soir.

Alors que, sur les fonds qui seront alloués par l’Europe et pour lesquels les entités fédérées belges ont convenu d’un plan de répartition, 395 millions d’euros seraient attribués à la Région bruxelloise, certaines voix dans la capitale s’étaient fait entendre ce mardi pour estimer que les Bruxellois avaient obtenu moins que ce à quoi ils auraient pu proportionnellement prétendre. 395 millions d’euros, ce serait trop peu par rapport aux 495 millions pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, au 1,48 milliard pour la Région Wallonne ou aux 2,25 milliards consacrés à la Flandre. 6% de la manne financière pour les Bruxellois, alors que la Région représente 10% de la population, certains y voyaient ce mardi matin un préjudice.

Tenir compte du statut particulier de Bruxelles, selon le Secrétaire d'Etat

Pour Thomas Dermine, Bruxelles n’est pas lésée. Pour lui, la Communauté française va mobiliser des fonds pour des établissements scolaires à Bruxelles, la Communauté flamande le fera aussi et l’Etat fédéral investira dans des projets qui serviront les intérêts de la capitale. Les montants de ces investissements devraient donc être pris en considération avant de calculer un éventuel préjudice subi par Bruxelles dans la répartition des fonds du plan de relance.

Pour Thomas Dermine, pour les habitants de Bruxelles, peu devrait importer qu’un euro serve pour rénover une école, le palais de Justice ou une institution bruxelloise. Pour lui, c’est un "accord équilibré".

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