Les assureurs devront s'adapter à l'arrivée des voitures autonomes

Les assureurs devront s’adapter à l’arrivée des voitures autonomes
Les assureurs devront s’adapter à l’arrivée des voitures autonomes - © PATRICIA DE MELO MOREIRA - AFP

L’accident provoqué par une voiture Tesla sans conducteur remet en question la responsabilité des assureurs.

Pour Wauthier Robijns, porte-parole d'Assuralia, il est clair qu’il y a eu dommage à autrui, ce qui relève de l’assurance-automobile obligatoire. La carte verte, assurance de responsabilité civile, couvre les conséquences d’une faute humaine.

Or, dans le cas de la Tesla à Bruxelles, il n’y a pas l’air d’avoir de faute humaine. Cela ne veut pas pour autant dire que les assurances ne peuvent agir : la carte verte couvre également la responsabilité d’une personne en sa qualité de gardien d’un objet affecté d’un vice. Si un dysfonctionnement technique est à la base des dommages causés à autrui, alors la responsabilité civile peut la couvrir.

Néanmoins, pour faire jouer cette responsabilité, il faudra prouver que le véhicule présentait un défaut et que ce défaut était à la base des dommages causés aux autres véhicules.

Un secteur qui doit s’adapter

À l'avenir, le parc automobile sera composé en partie de véhicules plus ou moins autonomes et de véhicules pas du tout autonomes. Cette évolution va avoir une influence sur le secteur des assurances : "Les assureurs vont incontestablement devoir s’adapter, non seulement si le véhicule est sous le contrôle d’un être humain, ou si le véhicule est autonome, mais également aux étapes intermédiaires : quand on bascule de la conduite automatique à la conduite humaine."

Wauthier Robijns estime que les compagnies d’assurance qui couvrent des voitures plus automatisées vont voir la quantité d’erreurs humaines diminuer.

"Quand il y a défaillance technique, cela ouvre la possibilité à la compagnie qui a indemnisé les victimes de se retourner contre le constructeur automobile. Qui lui a son tour pourrait se retourner contre les sous-traitants", ajoute le porte-parole d'Assuralia. 

Le marché d’assurance automobile pourrait perdre en importance du fait de cette automatisation. Le secteur pourrait passer d’un marché qui se concentre surtout sur le consommateur final vers un marché qui concerne surtout les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs.

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