Les animaux sauvages désormais interdits dans les cirques

Les animaux sauvages désormais interdits dans les cirques
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Les animaux sauvages (lions, tigres, éléphants...) ne seront plus autorisés dans les cirques ambulants selon de nouvelles dispositions adoptées vendredi par le Conseil des ministres dans le cadre d'un avant-projet de loi de la ministre Laurette Onkelinx portant des dispositions diverses en matière de bien-être animal.

Ces mesures interviennent après que le Conseil du bien-être animal a fait état en 2011 de difficultés d'application des normes légales d'hébergement des animaux dans les cirques (manque d'espace, absence de possibilité de baignades, absence de congénères pour certaines espèces grégaires, non-respect des exigences de température).

Par ailleurs, les nouvelles dispositions sont également nées du souci de tranquilliser le voisinage des cirques régulièrement incommodé par toutes sortes de nuisances: enfants effrayés par des lions en cage, bruit, carcasses de viande abandonnées...

Le projet prévoit que seuls certains animaux pourront désormais être autorisés dans les cirques, moyennant le respect des normes minimales d'hébergement fixées pour assurer leur bien-être. Il s'agit concrètement des animaux suivants: les bovins, buffles, porcs, lamas, dromadaires, chameaux, furets, lapins, chiens et chats, pigeons, oies, gallinacés, perroquets, perruches et canards, chevaux, ânes et poneys, moutons et chèvres.

Gaïa, l'association de défense des animaux, a salué l'initiative du jour, comme une "avancée énorme, qui clôture 10 années de combat". En revanche, pour Maurice Agnessen, du festival European Circus organisé à Liège, interdire les animaux sauvages dans les cirques revient à détruire la profession en Belgique. "Ces animaux sont la base du cirque traditionnel."

Le secteur du cirque compte réagir avant l'officialisation de l'interdiction des animaux sauvages lors des spectacles. Il faudrait faire une "distinction entre les cirques qui traitent effectivement mal ces animaux" et ceux qui respectent les règles déjà très strictes en la matière et dont les dompteurs traitent les animaux comme leurs propres enfants. "Ils sont régulièrement en mouvement, s'amusent et se reproduisent même mieux que dans les zoos."

Pour la famille Agnessen, cette interdiction posera problème dans le sens où elle vise principalement les éléphants et les fauves, or c'est eux que "les enfants et les familles", qui constituent la majorité du public, viennent admirer.


Belga

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