Les Affaires étrangères ménagent l'Etat libyen aux dépens d'une ex-asbl du prince Laurent

La dotation royale du prince Laurent risque d'être réduite de 15%
La dotation royale du prince Laurent risque d'être réduite de 15% - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Nouvel élément dans les relations difficiles entre le prince Laurent et le gouvernement belge. Selon une enquête du Vif ce jeudi, les autorités belges font barrage à ce qu'une asbl fondée par le frère du roi puisse récupérer des millions d'euros de dommages et intérêts auprès de l'Etat libyen.

L'affaire trouve son origine en 2008 lorsque l'asbl Global Sustainable Development Trust (GSDT), fondée par le prince Laurent, signe un contrat de 70 millions d'euros avec la Libye pour reboiser des milliers d'hectares dans le nord du pays. Le chantier est lancé, mais en 2010, le nouveau ministre libyen rompt unilatéralement le contrat alors que GSDT y a déjà investi des sommes conséquentes.

Le prince Laurent un peu plus dans la tourmente

L'asbl lance alors une série de procédures juridiques pour récupérer son argent, et ce avec succès. Mais malgré une décision définitive de la justice belge forçant l'Etat libyen à verser 48 millions d'euros de dommages et intérêts à GSDT, les autorités belges feront tout pour éviter que les avoirs libyens, gelés en Belgique, puissent être saisis pour dédommager l'asbl princière.

Selon les avocats de GSDT, cette attitude étonnante viserait en réalité à ménager l'Etat libyen, dont la voix serait indispensable pour décrocher le siège que la Belgique convoite au conseil de sécurité de l'ONU en 2019.

Ce différend entre le gouvernement Michel et le prince Laurent vient s'ajouter au contentieux sur sa dotation princière, que le Premier ministre entend réduire de 15% suite à la participation de Laurent à une cérémonie officielle à Bruxelles pour le 90e anniversaire de la création de l'armée chinoise.

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