Le trou budgétaire wallon grandit mais moins qu'annoncé

Christophe Lacroix tourne résolument le dos à l'austérité si c'est le prix à payer pour retrouver l'équilibre budgétaire en 2018
Christophe Lacroix tourne résolument le dos à l'austérité si c'est le prix à payer pour retrouver l'équilibre budgétaire en 2018 - © SOPHIE KIP - BELGA

Le ministre wallon du Budget réfute que le trou budgétaire régional ait été multiplié par trois. Une information parue dans la presse de ce mercredi chiffrait les dégâts à 640 millions d’euros là où on s’attendait initialement à environ 200. Il s’agit de supputations basées sur des documents préparatoires et en aucun cas des chiffres définitifs, a rectifié Christophe Lacroix.

Budget tout de même difficile

Le grand argentier wallon ne nie pas pour autant que plusieurs facteurs négatifs compliquent sa tâche. Comme dans les versions précédentes du budget, le poids du tax shift que le Fédéral répercute sur les autres niveaux de pouvoir et la note sur les infrastructures hospitalières qu’il n’a pas honorée et qu’il a refilée aux régions ne simplifient pas l’exercice pour les Wallons. Mais ces données-là ne sont pas nouvelles. Elles se reportent d’un exercice à l’autre.

Croissance en panne

La note du tax shift fédéral est d’une centaine de millions et celle des infrastructures hospitalières de 41 millions. Mais il faut aussi composer avec des recettes en berne. La croissance n’a pas repris et rien ne permet d’envisager un redressement à court terme. Alors que dans le même temps, les dépenses ont un peu augmenté.

La situation n’est donc guère exaltante et dès ce jeudi – 1er jour du conclave budgétaire wallon – il va falloir envisager des mesures.

Report de l’équilibre (quasi) certain

Christophe Lacroix a des pistes, dit-il, mais il se refuse à être plus explicite. Il semble pourtant désormais acquis – et le ministre l’a d’ailleurs confirmé – que si l’effort est trop important, aucune taxe, aucun impôt supplémentaire ne sera perçu pour combler le trou.

Le gouvernement wallon s'interdit d'aller dans le sens de l’austérité, explique le ministre qui préfère, si nécessaire, reporter le retour à l’équilibre budgétaire. Nous voulions le faire pour 2018, admet Christophe Lacroix. Mais les choses ont changé et si la situation est trop tendue, ce sera plus tard. Je n’ai pas de dogme sur ce sujet, rappelle une nouvelle fois le ministre à la veille d'entamer le conclave.
 

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