Le tracing en Belgique via une application? Accord des ministres pour continuer à travailler sur cette possibilité

L'idée avait été avancée, puis semblait quasiment abandonnée: bien que le tracing (ou, pour les plus classiques, le traçage) fasse partie intégrante de la stratégie de déconfinement, le projet d'une application sur les smartphones des Belges s'est heurté aux recommandations de l'l’Autorité de Protection des Données (APD). 

Sur la forme, du moins. En gros, l'autorité demandait d'étoffer les textes de loi afin de démontrer la nécessité de l'outil et de bien placer les balises.

Et comme le déconfinement proche nécessitait de pouvoir tracer les personnes contaminées, c'est la solution du call center qui a été privilégiée

Mais l'idée n'a pas été abandonnée pour autant: des tests en direct de l’application de tracing devraient avoir lieu dès début juillet, annonçait-on fin mai, sous la houlette d'un groupe de travail interfédéral, sous la direction Bart Preneel, professeur à la KULeuven.

Au niveau politique, la conférence interministérielle de la Santé (avec nos fameux 9 ministres) a convenu ce mercredi "de réactiver le groupe de travail sur le développement éventuel d'une application digitale de recherche des contacts, en tenant compte des recommandations internationales et des expériences désormais disponibles". Les ministres qui signent le communiqué "s'engagent à coopérer le plus possible dans ce dossier, entre autres pour éviter la coexistence de différentes applications sur le territoire belge. Il va sans dire que, si une application est développée, elle devra également être compatible avec celles déployées dans d'autres pays".

La ministre wallonne de la Santé Christie Morreale rappelait ce mardi que  l'éventuel lancement d'une application numérique serait obligatoirement complémentaire au suivi de contact via le call center déjà en service.

Le tracing, tel qu'il est actuellement organisé, permet de contacter 64% des cas index, avec une moyenne de 1,6 contact par cas. "Les différents indicateurs montrent que la qualité du processus s'améliore de jour en jour même si une marge de progression est encore possible", a ajouté la ministre.

Cette dernière est par ailleurs revenue sur les technologies disponibles pour développer une application de traçage. "La solution proposée par Google et Apple n'est pas la seule. Un consortium européen constitué de 10 universités travaille au développement d'un système répondant aux critères préconisés en termes de RGPD par la Commission des protections des données européennes", a-t-elle expliqué en insistant sur l'importance d'un "cadre juridique strict". 

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