Le torchon brûle entre Joëlle Milquet (cdH) et Daniel Bacquelaine (MR)

"J’ai des chiffres très clairs qui montrent qu’un enseignant du primaire va devoir, effectivement, travailler un peu plus longtemps : un an et demi de plus dans le primaire et s'il prend ses congés préalables, ce sera un an de plus au total. Pour un enseignant du secondaire, ce sera maximum trois ans et demi, parfois deux ans et demi", affirme le ministre des Pensions.

"Et donc, oui, je prends mes responsabilités. Le but de la réforme c’est que chacun travaille un peu plus longtemps. Mais les chiffres qui sont communiqués par la ministre de l’Enseignement ne sont absolument pas crédibles. Ils sont même malhonnêtes intellectuellement. Ils tentent d’attiser de l’inquiétude, de l’angoisse. Je pense qu’un ministre de l’Enseignement doit transmettre des valeurs positives".

De son côté, Joëlle Milquet demande à rencontrer Daniel Bacquelaine. Elle demande aussi que les entités fédérées soient représentées dans le Comité National Pensions.

"Elle n’a pas à le demander. C’est dans le projet de loi que nous avons déposé. Elle le sait d’ailleurs très bien. Ca a fait l’objet d’une concertation et nous avons décidé de faire en sorte que quand on discutera des pensions des enseignants et du personnel des Communautés et des Régions, les Régions et les Communautés seront associées aux travaux du Comité National Pensions. Cela est prévu. C’est écrit dans les textes", rétorque le ministre des Pensions.

Et de conclure : "Qu’elle demande à ses parlementaires fédéraux de lire les textes."

 

Avec P. Magos

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK