"Le soutien du Fédéral pour gérer les migrants en transit à Zeebrugge se fait attendre"

"Nous savons que Zeebrugge reste un pôle d'attraction sensible pour les migrants en transit et nous sommes conscients des préoccupations des autorités locales", assure le cabinet de Jan Jambon.
"Nous savons que Zeebrugge reste un pôle d'attraction sensible pour les migrants en transit et nous sommes conscients des préoccupations des autorités locales", assure le cabinet de Jan Jambon. - © KURT DESPLENTER - BELGA

Le soutien promis par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) pour venir en aide aux autorités de Zeebrugge dans la lutte contre les migrants en transit se fait toujours attendre, regrette jeudi l'échevin brugeois et député fédéral Franky Demon (CD&V). De son côté, Jan Jambon affirme qu'une aide supplémentaire est bien apportée en juillet et août au corps d'intervention de Flandre occidentale.

Dans une lettre adressée il y a deux semaines au ministre Jambon, Franky Demon demandait des renforts de la police fédérale pour Zeebrugge. En pleine saison touristique, les forces de l'ordre brugeoises n'ont en effet pas la capacité pour faire face, seules, à une éventuelle augmentation de la présence de migrants en transit à la Côte, expliquait-il.

Le ministre doit respecter ses engagements

A la Chambre, le ministre avait promis de mettre des effectifs supplémentaires à disposition pour la station balnéaire. "Mais jusqu'à présent, personne ne s'est présenté comme le veut la procédure. Si une aide vient d'agents fédéraux, ceux-ci doivent se signaler auprès de notre chef de corps", commente Franky Demon. "Nous allons suivre la situation et interroger Jan Jambon sur le sujet, mais ce que nous voulons surtout, c'est voir des actions sur le terrain. Le ministre doit respecter ses engagements", insiste-t-il.

D'après le cabinet du ministre Jambon, un soutien du fédéral a toutefois bien été apporté au corps d'intervention de Flandre occidentale (CIK) pour la surveillance du littoral pendant les mois d'été. "Nous savons que Zeebrugge reste un pôle d'attraction sensible pour les migrants en transit et nous sommes conscients des préoccupations des autorités locales", ajoute-t-il, avant de préciser que la police maritime a également déployé des moyens supplémentaires à hauteur du port de la localité.

"Si les autorités brugeoises l'estiment nécessaire, elles peuvent toujours demander, via les canaux appropriés, un soutien complémentaire à la police fédérale", conclut-il.

 

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