Le Sénat se penche à son tour sur BHV et le financement de Bruxelles

Bart De Wever (N-VA)
Bart De Wever (N-VA) - © NICOLAS MAETERLINCK (archives belga)

Soucis financiers, soucis budgétaires mais aussi le retour des crispations communautaires: pendant des mois et des mois, on s'en souvient, huit partis avaient négocié une nouvelle réforme de l'Etat. Tout cela a été coulé en textes de loi et ceux-ci sont maintenant arrivés au Parlement.

Il va falloir voter ces textes et on peut s'attendre à une forte opposition des nationalistes et des extrémistes flamands.

C'était mercredi en Commission à la Chambre, ce sera ce matin au Sénat. Et ce n'est que le tout début!

Au centre des discussions, les textes qui concernent la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le refinancement de Bruxelles ou le vote des Belges à l'étranger.

Mercredi, à la Chambre, où on évoquait notamment la scission de l'arrondissement judiciaire de BHV, N-VA et Vlaams Belang ont essayé de retarder les débats.

Cela risque d'être encore le cas ce matin au Sénat, où on abordera cette fois la scission de l'arrondissement électoral de BHV, un des symboles du nationalisme flamand.

La Flandre nationaliste risque d'essayer de faire traîner les choses

Un symbole en effet mais pourtant N-VA et Vlaams Belang font sans doute tout essayer pour empêcher que ces textes soient votés par la majorité avant les vacances parlementaires et donc avant les élections communales, calendrier oblige! Ils estiment tout d'abord que ces textes ne vont pas assez loin mais, surtout, la N-VA veut empêcher que les trois partis flamands du gouvernement Di Rupo puissent se targuer, lors de la campagne électorale qui s'ouvre, d'avoir obtenu ce que la Flandre attend depuis 50 ans!

On le sait, Bart De Wever veut faire des communales du 14 octobre un test de grandeur nationale contre le gouvernement Di Rupo. Les partis flamands qui y participent sont presque qualifiés de  "traîtres".

Ces textes ne seront votés que fin juillet en principe.

Durant de longues semaines, la majorité devra se serrer les coudes dans une atmosphère communautaire qui s'annonce tendue.

Philippe Walkowiak

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK