Le SeGEC pointe l'absence depuis près dix ans de conseillers en prévention dans les écoles

Etienne Michel, directeur général du SeGEC.
Etienne Michel, directeur général du SeGEC. - © BRUNO FAHY - BELGA

Au lendemain de l'attaque meurtrière de Liège survenue à proximité d'une école, le secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC) a une nouvelle fois réclamé mercredi l'attribution effective de conseillers en prévention dans toutes les écoles de la Fédération.

Décidée en 2009, la mesure n'a en effet toujours pas fait à ce jour l'objet d'un quelconque financement, a rappelé la fédération des pouvoirs organisateurs de l'enseignement libre catholique.

Vu l'émergence de nouveaux types de risques (terrorisme ou autre), les plans de prévention des écoles se doivent aujourd'hui d'être adaptés afin d'intégrer non plus seulement des mesures d'évacuation, mais aussi de confinement parfois. Et cette complexification des procédures a bien besoin de l'expertise d'un conseiller en prévention, selon le SeGEC.

Or, près de dix ans après son adoption, le décret prévoyant l'attribution de conseillers en prévention dans les écoles est resté bien souvent lettre morte, faute d'avoir budgété celle-ci.

Déjà signalé en 2016, sans résultat

"Ce n'est ni raisonnable ni prudent dans le contexte actuel de reporter sans cesse ce financement. En cas d'incident grave dans une école à défaut de conseiller en prévention, la responsabilité politique et morale du gouvernement serait clairement engagée", a tonné mercredi le SeGEC qui avait déjà mis le gouvernement en demeure en 2016 à ce sujet, mais sans résultat.

L'organisation s'indigne aussi du fait que la Fédération ait, selon elle, décidé de financer des conseillers pour les seules écoles de son réseau (Wallonie-Bruxelles Enseignement, ex-Etat).

"C'est totalement inacceptable de ne pas voir toutes les écoles, tous les élèves et tous les membres du personnel traités de la même manière", fulmine le SeGEC. "1 élève = 1 élève et un prof = un prof! Chacun a droit à un même dispositif de sécurité! ", a-t-il conclu.

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