Le secondaire se prépare à la rentrée: comment combler les lacunes après six mois sans école ?

Les règles d'hygiène s'imposent avec plus de rigueur pour cette rentrée
Les règles d'hygiène s'imposent avec plus de rigueur pour cette rentrée - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La rentrée est proche dans le secondaire. Et elle sera particulière : pendant quasi 6 mois, les élèves ont oublié ce qu’était la présence en classe. Certains reviennent aussi avec des lacunes accumulées pendant le confinement.

Inscriptions

Reprendre les cours, oui ! Mais où ? C’est la première question à laquelle faire face lors de cette rentrée. Cette année, les listes d’attente sont un peu plus longues que les autres années. Il semblerait que les réussites en fin de primaires, avalisées sans le CEB, auraient été plus nombreuses et créeraient quelques bouchons.

Retour en classe

Les directions ont reçu, il y a quelques jours, le cadre qui détermine les principales règles de la rentrée. Le principe, c’est une présence en classe pendant 5 jours/semaine. Sauf si la commune connaît une recrudescence importante des cas de coronavirus ! Dans cette situation, les élèves de la 3e à la 6e n’assisteront plus physiquement aux cours que 2 jours/semaine, le reste de l’enseignement étant dispensé à distance.

Et les lacunes ?

Plusieurs mois de quasi-inactivité scolaire laissent des traces surtout chez les élèves qui étaient déjà en difficulté. C’est un des challenges des enseignants. Il ne sera probablement pas possible de tout récupérer. Le temps manque. Des cours supplémentaires pour organiser les remédiations doivent être mis en place mais tant pis pour ce qui n’a pas été vu : on ne reviendra pas en arrière.

Le rythme sera-t-il le même ?

A quelques détails près (comme le port du masque ou la prise des repas en cercle plus restreint), c’est donc le retour à la normale. Sauf si un regain d’infections se manifeste ! Les écoles doivent donc d’ores et déjà faire un tri, dans les matières, entre ce qui paraît essentiel et ce dont on peut éventuellement faire l’économie.
Pour rentabiliser chaque heure disponible, plusieurs établissements imaginent d’ailleurs de renoncer aux examens de Noël et consacrer le temps ainsi récupéré à l’enseignement.

Et les sorties ?

Pas de place dans cet emploi du temps pour les sorties pédagogiques. Au grand dam des enseignants de français et… des milieux culturels, elles n’ont pas été jugées indispensables. Une fois sur les bancs, les élèves ne bougeront donc plus guère, cours de gymnastique et de natation mis à part.

Rentrée masquée dans le secondaire (JT du 21/08/2020)

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