Le saut d'index officiellement approuvé, majorité contre opposition

Le saut d'index officiellement approuvé, majorité contre opposition
Le saut d'index officiellement approuvé, majorité contre opposition - © Tous droits réservés

La Chambre a approuvé ce mercredi soir le projet de loi permettant un saut d'index, à l'issue d'un vote sans surprise, majorité contre opposition. Le gouvernement fédéral a clairement affiché sa volonté de mettre en œuvre son programme, et peu importe le mécontentement des syndicats.

Le projet de loi relatif à la promotion de l'emploi a été approuvé à 79 voix contre 55. Il vise à autoriser notamment la mise en place du très controversé saut d'index.

L'assemblée plénière a par ailleurs adopté dans la foulée le projet de loi visant à réformer les pensions dans le secteur public.

Les deux textes ont été accueillis par une salve d'applaudissements sur les bancs de la majorité, à l'exception notable du CD&V.

Sans surprise, l'opposition a elle rejeté le texte, et les réactions n'ont pas tardé. "Par respect pour les travailleurs et les pensionnés", a dit Laurette Onkelinx (PS). Parce que "les salaires ne sont pas le problème, mais la solution", a estimé Raoul Hedebouw (PTB).

"La grève de vos engagements"

Il s'agit d'une "injustice qui porte atteinte au porte-monnaie", a une nouvelle fois déploré Meryame Kitir (sp.a), alors que Kristof Calvo (Ecolo-Groen) a dénoncé "un chèque en blanc aux employeurs sur le dos des plus vulnérables".

La cheffe de groupe cdH Catherine Fonck s'est adressée au MR qui a, selon elle, renié ses promesses. Aujourd'hui, c'était "la grève de vos engagements", a-t-elle dit.

La loi qui entrera en vigueur après sa publication au Moniteur permettra la réalisation d'un saut d'index de 2% sur les salaires et les allocations.

La Chambre a également approuvé majorité contre opposition (sauf le PP qui a voté pour) la réforme des droits de greffe.

De nouvelles grèves en perspectives ?

Malgré la nouvelle grève de ce mercredi, l'équipe de Charles Michel a décidé de maintenir le cap. 

Les syndicats, eux, n’entendent pas en rester là. Du moins à la FGTB, où on l’on réclame une nouvelle grève générale le 12 mai. Cette éventualité sera discutée lors d’une réunion du comité fédéral du syndicat socialiste. La FGTB qui se retrouve un peu seul. Parce que ni la CSC, ni le syndicat libéral ne semblent très emballés à l’idée de se lancer tête baissée dans de nouvelles actions dures.

Le front commun syndical est fragile mais reste officiellement soudé face aux mesures du gouvernement. 

 

RTBF et Belga

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