Le saut d'index? "C'est pour préserver à terme la sécurité sociale"

Pieter Timmermans: Le saut d'index? "C’est pour préserver à terme la sécurité sociale"
Pieter Timmermans: Le saut d'index? "C’est pour préserver à terme la sécurité sociale" - © Tous droits réservés

L'administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), Pieter Timmermans, est clair : il faut maintenir le saut d'index, "c'est absolument nécessaire pour renforcer la compétitivité des entreprises" et "pour préserver à terme la sécurité sociale".

Le saut d'index est dans l'accord de gouvernement et il a toujours dit qu'il allait l'exécuter, rappelle le patron de la FEB, invité de L'Acteur en direct dans Matin Première. "C’est un élément de compétitivité et en plus, c’est un élément budgétaire. Le gouvernement a besoin de ce saut d’index pour assainir ses finances publiques", "c'est un point essentiel pour redresser l'économie".

Pour lui, quoi qu'en disent les syndicats, il n'est pas possible de faire autrement. "Ce n'est pas pour le plaisir", affirme-t-il. "Ceci est absolument nécessaire pour renforcer la compétitivité des entreprises", "pour avoir un tissu économique plus fort, pour pouvoir exporter". "Si on ne renforce pas la compétitivité des entreprises, on ne va jamais créer d'emplois". Or, dit-il, nous devons atteindre un taux d'emploi de plus de 70% d'ici quelques années et on est à peine à un peu plus de 60%.

Il faut donc vraiment "un choc de compétitivité", et il faut le faire maintenant car tout est "favorable au redressement économique". "Nous le faisons pour préserver à terme la sécurité sociale. On ne peut pas dire qu'on va travailler moins longtemps, qu'on aura un handicap de compétitivité de x% et en plus préserver la sécurité sociale. Donc c’est vraiment pour préserver la sécurité sociale qu’il faut faire un effort maintenant".

Le saut d'index, "n'est pas un symbole", se défend-il. "Le handicap s’élevait encore à 2,9% par rapport à 1996 et à plus de 15% par rapport au handicap historique. Donc, il y a encore un bon chemin à faire. Ceci est un signal important vis-à-vis des investisseurs étrangers, entre autres. Et donc si vous voulez vraiment sauver la sécurité sociale, si vous voulez vraiment créer de l’emploi, alors il faut soutenir davantage les entrepreneurs".

Sa réponse aux accusations de racket

Lundi, le secrétaire général de la CNE, Felipe Van Keirsbilck a accusé la FEB de ne pas avoir joué le jeu de la négociation ; pire, d'avoir racketté les syndicats. Spécialement visé, Pieter Timmermans n'a pas souhaité réagir, "il faut être honnête aussi également. Je ne vais pas répondre exactement à ces mots-là parce qu’ils ne sont pas corrects du tout", a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le patron de la FEB met en garde contre de nouvelles actions syndicales : "Quand il n'y a pas de paix sociale, cela veut dire qu'il y a des tensions sociales. Qui sera la victime finalement ? Est-ce que vous croyez que l'on va créer avec des grèves des emplois supplémentaires ? Est-ce que vous croyez que l'on va convaincre des investisseurs de faire des investissements ? Est-ce que vous croyez qu'il y aura une croissance économique ?".

Pour le reste, Pieter Timmermans se dit favorable à une suppression des allocations de chômage dans le temps comme l'a réclamé ce mercredi une députée N-VA. "Dans la plupart des pays de la Communauté européenne, c'est comme ça", dit-il, "mais ce n'est pas dans l'accord de gouvernement".

 

C. Biourge

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK