Le saut d'index arrive à la Chambre, le gouvernement veut l'urgence

Le gouvernement veut aller vite. Dans certains secteurs, selon les modalités particulières de l'indexation automatique des salaires, l'adaptation devait en effet intervenir début avril.

Le texte prévoit le saut d'index pour neutraliser temporairement la liaison des salaires à l'indice des prix à la consommation à concurrence de 2%. Cela concerne tous les salaires, tous les traitements des fonctionnaires et donc des enseignants. Cela concernera aussi toutes les pensions, et allocations sociales.

Le gouvernement entend ainsi réduire le handicap salarial de nos entreprises, avec en parallèle des diminutions de charges sur le travail.

Le texte prévoit aussi, c'est une première, des sanctions pénales et administratives pour les entreprises qui ne respecteraient pas cette non indexation des salaires. En parallèle, les entreprises voient aussi suspendues leurs obligations en terme de formation pour les travailleurs.

Le gouvernement affirme que cette non indexation permettra de créer 33 000 emplois. Ce sont les chiffres avancés par la Banque nationale. Il omet toutefois les prévisions du bureau du plan, beaucoup moins optimistes, avec 16 000 emplois d'ici 2020 en additionnant toutes les mesures du gouvernement.

Marie-Paule Jeunehomme

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