Le sacre d'Olivier Maingain à Bruxelles et en Wallonie

Le sacre d'Olivier Maingain à Bruxelles et en Wallonie
Le sacre d'Olivier Maingain à Bruxelles et en Wallonie - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

"Imaginons que ces politiciens se présentent aux prochaines élections (et que vous ayez la possibilité de voter pour chacun d'entre eux). Pour lesquels des politiciens suivants pouvez-vous vous imaginer voter ?" Voici la question posée aux sondés sur leurs préférences en termes de personnalités politiques, lors de ce premier baromètre politique RTBF-La Libre-VRT-De Standaard réalisé par TNS Kantar. Trente noms de personnalités — choisies par les rédactions de la RTBF et de La Libre — ont été proposés aux sondés, sur la base des critères de notoriété ou de rôle politique.

La double percée de Maingain

Au podium des hommes et femmes politiques préférés des Wallons, une surprise amarante: Olivier Maingain, le président de DéFI, est 3e en Wallonie avec 31%. A Bruxelles, il prend même la médaille d'or, avec 38% d'intentions de vote.

Le président de DéFI profite de sa notoriété acquise en francophonie depuis la crise du 19 juin, lorsque le Président du cdH, Benoît Lutgen, a annoncé sa volonté de ne plus travailler avec le PS dans les exécutifs des entités fédérées. Olivier Maingain avait, on s'en souvient, occupé l'agenda politique et médiatique en égrenant ses conditions de participation, sachant bien qu'à Bruxelles, et en Fédération Wallonie-Bruxelles, son parti était indispensable à un renversement de majorité.

Magnette, le Wallon préféré

En Wallonie, c'est l'ancien Ministre-président du gouvernement de Wallonie, Paul Magnette (PS) qui apparaît numéro un: 41% des sondés wallons choisissent de lui accorder leur voix. Juste derrière lui, le Président du PS, Elio Di Rupo, recueille 33%, devant, comme signalé plus haut, le Président de DéFI qui fait sa percée wallonne.

Au top 10, on trouve ensuite et dans l'ordre décroissant: Rudy Demotte, Jean-Marc Nollet, Charles Michel, Didier Reynders, Willy Borsus, Laurette Onkelinx et Benoît Lutgen, qui ferme la marche des 10. 

Qui peut mieux faire?

Alda Greoli, la ministre cdH à double casquette, est dernière, sur la liste de 30. Vice-présidente et ministre de l'Action sociale du gouvernement wallon, mais aussi ministre de la Culture au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle succède à d'autres "outsiders" comme la nouvelle ministre wallonne des Pouvoirs locaux et du Logement Valérie De Bue (MR). A Bruxelles, ce sont les deux mêmes qui ferment la marche, mais dans l'ordre de préséance inverse (Valérie De Bue 30e).

Les deux co-présidents d'Ecolo, Zakia Kattabi et Patrick Dupriez, sont 26e et 27e au classement wallon.

A noter qu'en Wallonie, nous avons aussi testé la popularité de deux ministres flamands N-VA: Theo Francken, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration est 19e, suivi par le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. Le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, est 17e.

Olivier Maingain, le Bruxellois préféré

Revenons-en à Bruxelles. Ce baromètre politique apporte donc une nouveauté avec cette première place occupée par Olivier Maingain (38%). Pour compléter le trio de tête, le Premier ministre Charles Michel obtient 35%, suivi par le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (35%).

Le top 10 bruxellois est ensuite distribué comme suit: Paul Magnette, Rudy Demotte, Elio Di Rupo, Didier Gosuin, Rudi Vervoort, Joëlle Milquet et Laurette Onkelinx.

En Flandre, Charles Michel numéro 1 et Hilde Crevits super star

Le Premier ministre Charles Michel est le plus populaire des politiques, aux yeux des Flamands. S'ils pouvaient voter pour lui, et malgré que ce soit un francophone, ils seraient 45% à lui accorder leur voix.

Deuxième, derrière lui, une ministre que les francophones ne connaissent pas bien, mais qui fait figure de super star de cet automne: Hilde Crevits (CD&V), vice-présidente du gouvernement flamand et ministre flamande de l'Enseignement. Elle cartonne avec 44% de confiance. Très visible, très active sur les réseaux sociaux, c'est la femme qui monte en Flandre.

Mais qui occupe donc la 3e place? Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken (42%). Alors où est Bart De Wever? Il est 5e, derrière Kris Peeters. Et Maggie De Block? Elle suit le Président de la N-VA. Jan Jambon est 7e, devant le ministre Open VLD Alexander De croo, Wouter Beke, le président du CD&V, et enfin, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V).

Dans chaque parti, les électeurs ont leurs chouchous..

Il est intéressant d'observer quelles sont les personnalités que préfèrent les électeurs d'un parti en particulier. Prenons l'échantillon de la Wallonie.

Pour les électeurs qui déclarent voter PS, Elio Di Rupo est numéro 1. Incontesté, il recueille 74% d'adhésion. Laurette Onkelinx le suit, devant Paul Magnette (56%).

Au MR, Charles Michel est en haut du podium (75%), devant Didier Reynders et Olivier Chastel. Deux N-VA sont dans le top 10 des préférences (Jan Jambon et Theo Francken). On trouve aussi des représentants de deux autres partis francophones, parmi les préférés des MR : Benoît Lutgen (6e) et Olivier Maingain (8e).

Chez Ecolo, le député fédéral Jean-Marc Nollet est premier en haut de l'affiche (45%) alors que les co-présidents Zakia Khattabi et Patrick Dupriez ne sont que 13e et 14e.

Au PTB, c'est Raoul Hedebouw qui est le préféré. A choisir d'autres personnalités, les PTBistes éliraient d'abord Paul Magnette, avant Olivier Maingain et Elio Di Rupo.

Enfin, les électeurs cdH plébiscitent d'abord leur président de parti, Benoît Lutgen (62%) devant Joëlle Milquet, et Marie-Martine-Schyns.

Reste le choix des électeurs DéFI: leur Président, Olivier Maingain, reçoit le score stalinien de 80%.

Fiche technique : Ce sondage d'opinion sans caractère prédictif de l'attitude envers les partis politiques, les politiciens et les thèmes, y compris l'intention de vote au moment de l’enquête, a été mené à la demande de la VRT / De Standaard / RTBF / La Libre, sur un échantillon aléatoire de n = 753 électeurs résidant à Bruxelles, n = 1045 électeurs résidant en Flandre, n = 1076 en Wallonie, et accessibles via un téléphone fixe ou mobile. L'erreur statistique maximale est de 3,6% (Bruxelles)/3,1% (Wallonie et Flandre), supérieure et inférieure au résultat obtenu pour les énoncés dans l'ensemble de l'échantillon. Les répondants ont été interrogés par téléphone du 11 septembre au 8 octobre 2017. Le rapport technique complet peut être consulté sur www.febelmar.be

Décryptage du baromètre politique et analyse en plateau de Johanne Montay:

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