Le Roi au travail: il refuse la démission "de courtoisie" du gouvernement

 Elio Di Rupo présente sa démission "de courtoisie" au Roi
Elio Di Rupo présente sa démission "de courtoisie" au Roi - © Tous droits réservés

Le Premier ministre Elio Di Rupo a présenté ce lundi au nouveau roi Philippe la démission "de courtoisie" de son gouvernement, comme il est de tradition lors de l'accession au trône d'un nouveau souverain, mais celui-ci l'a logiquement refusée. Clôturant sa première journée de travail depuis son accession au trône, le roi Philippe a reçu, après les membres des gouvernement fédéral et des entités fédérées, les représentants de la Haute magistrature, au Salon blanc du Palais royal, comme il l'avait fait auparavant à l'égard des représentants du gouvernement fédéral, puis des entités fédérées.

La première journée de travail du nouveau Roi s'est clôturée en fin d'après-midi par la visite des membres de la Haute magistrature. Le roi a ainsi établi un premier contact avec le baron Marc Bossuyt, président de la chambre néerlandophone du Conseil d'Etat; Etienne Goethals, premier président de la Cour de Cassation; Jean-François Leclercq, procureur-général près la Cour de Cassation; Robert Andersen, premier président du Conseil d'Etat; Philippe Bouvier, auditeur-général au Conseil d'Etat; Philippe Roland, premier président de la Cour des Comptes; et Ignace Desomer, président de la Cour des Comptes.

Une journée qui a débuté par la réception d'Elio Di Rupo en audience à 11h30 par le nouveau chef de l'Etat au Palais de Bruxelles, renouant ainsi avec la tradition du roi Baudouin de fixer ses rendez-vous de travail au Palais et non au Château de Laeken, comme le faisait Albert II.

Lors de cette première rencontre avec le roi Philippe, le Premier ministre a remis la démission de son équipe, mais "de courtoisie", pro forma. Il s'agit d'un acte symbolique, d'une marque de déférence à l'égard de la monarchie. Mais le nouveau roi refuse la démission de l'exécutif.

Cette procédure est habituelle en Belgique lors de l'entrée en fonction de chaque nouveau souverain. Elle avait déjà été appliquée en août 1993 après le décès du roi Baudouin et la prestation de serment de son frère, Albert II.

Le Roi reçoit les gouvernement fédéral et ceux des entités fédérées

L'audience a été suivie par l'arrivée au Palais de l’ensemble des membres du gouvernement fédéral, invités à déjeuner. L’occasion d’une première prise de contact avant que chacun, prenne la route des vacances estivales. 

Après cette rencontre, le Roi Philippe a reçu lundi après-midi, au Palais de Bruxelles, les ministres et présidents d'assemblées des entités fédérées. Côté wallon, bruxellois, et germanophone, les équipes affichaient quasi complet, tandis qu'un tiers du gouvernement flamand était représenté.

Au final, si l'on compte le président du parlement flamand, Jan Peumans, la républicaine N-VA était la formation la mieux représentée de la majorité flamande, le ministre flamand des Finances Philippe Muyters étant aussi présent. Le ministre-président Kris Peeters (CD&V) et Freya Van den Bossche (sp.a) étaient les deux autres représentants du gouvernement flamand qui avaient fait le déplacement.

Au gouvernement wallon, seule Éliane Tillieux (PS) n'était pas présente, tandis qu'à Bruxelles, c'est le secrétaire d'état à la Fonction publique Bruno De Lille (Groen) qui était aux abonnés absents. Comme lors de la rencontre avec les ministres et secrétaires d'Etat fédéraux, l'ambiance semblait très détendue, si l'on en croit certains protagonistes de la rencontre et ce que l'on a pu observer durant la partie de la rencontre durant laquelle la presse était admise dans le salon blanc du Palais royal.

Bien s'entourer

La première mission du Roi, ce sera de bien s'entourer, de bien choisir l'équipe qui va l'épauler, notamment son chef de cabinet. On parle beaucoup de Frans van Daele.

La composition de l'équipe qui entourera le roi Philippe sera rendue publique dans les prochaines heures ou en tout cas très prochainement, a indiqué le porte-parole du Palais royal interrogé lundi midi.

Se refusant à tout autre commentaire, le porte-parole du Palais royal a lui-même simplement fait observer à ce sujet, que le visage de Frans van Daele avait été aperçu dans l'entourage du roi Philippe durant les événements qui ont marqué sont accession au trône samedi et dimanche.

Frans van Daele a derrière lui une longue carrière dans la diplomatie notamment aux Nations-Unies. Par ailleurs, après quelques années comme représentant permanent auprès de l'OTAN, il est devenu chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères Yves Leterme, en 2007.

Il est ensuite devenu chef de cabinet d'Herman Van Rompuy, président du Conseil européen en 2009. Ayant atteint la limite d'âge (65 ans), il a quitté son poste l'an dernier.

Le plus gros défi du nouveau roi sera gérer l'après élections de 2014, comme l'explique Christian Behrendt, constitutionnaliste à l’ULg, à Christophe Grandjean. Ecoutez son interview ci-contre.

RTBF avec Belga

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