Électricité: il n'y aurait pas eu de risque de blackout l'hiver dernier

La Belgique est restée très loin d'un délestage causé par un problème de sécurité d'approvisionnement l'hiver dernier, estime la CREG dans une étude. "Une analyse simple démontre que même dans des conditions extrêmes, il n'aurait sans doute pas été nécessaire d'activer la réserve stratégique", épingle-t-elle. Quant à l'hiver prochain, si la capacité de production disponible sera du même ordre de grandeur que celle de l'hiver dernier, la réserve stratégique sera plus élevée. Celle-ci renforcera la résistance du système face à des indisponibilités non planifiées et une éventuelle vague de froid, indique le régulateur fédéral.

Une simulation menée par la CREG démontre que même dans des conditions extrêmes pour l'hiver 2014-2015, une activation de la réserve stratégique n'aurait sans doute pas été nécessaire. La CREG estime toutefois indispensable la constitution d'une réserve stratégique afin de garantir la sécurité d'approvisionnement en cas de véritable vague de froid. Elle précise que même en-dehors de la période hivernale, le marché peut connaître une pénurie relative, non plus en raison d'une vague de froid mais à la suite d'une moindre disponibilité du parc de production et de la capacité d'interconnexion.

Dans son étude, la CREG critique, comme les producteurs d'électricité, la méthode développée par le gestionnaire du réseau Elia visant à définir le volume des réserves stratégiques. "La méthode actuelle manque de transparence et se traduit par des prévisions d'heures d'activation de la réserve stratégique qui, compte tenu des observations de l'hiver dernier, s'avèrent peu crédibles, tant en circonstances normales (20 jours de pénurie d'électricité en moyenne) qu'en conditions extrêmes (30-40 jours de pénurie d'électricité en moyenne)", juge le régulateur fédéral, qui réclame à cet effet un contrôle par une instance indépendante.

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