Le référendum d'indépendance catalan vu de Belgique

Le référendum d'indépendance catalan vu de Belgique
Le référendum d'indépendance catalan vu de Belgique - © Tous droits réservés

J-2 avant le referendum en Catalogne, devant laisser la possibilité aux Catalans le choix de partir ou rester de l'Espagne... Un référendum qui, au final, ne sera reconnu ni par les autorités espagnoles ni par l'Union européenne, car annulé par la justice du pays. Madrid essaye par tous les moyens d'empêcher la tenue de ce vote populaire, allant jusqu'à arrêter des membres du gouvernement de gouvernement régional, entraînant des manifestations massives dans la capitale catalane, Barcelone. La tension monte à 48 heures de la date du référendum, et des débordements sont attendus.

Du côté belge, la situation résonne étrangement dans les oreilles de nos politiques, mais la mélodie est différente que l'on soit du sud ou du nord du pays.

Willy Borsus, ministre-président wallon nouvellement intronisé, rappelle sa vision du fédéralisme : "Mon engagement c'est celui d'un fédéralisme adulte où les gens coopèrent, travaillent ensemble dans l'intérêt de l'ensemble de nos concitoyens. C'est vraiment cette démarche-là qui est la mienne."

Charles Michel, Premier ministre, ne se positionne pas : "A ce stade, c'est une question qui est espagnole, ce n'est pas une question qui est à l'agenda européen. Si elle devait être à un moment donné à cet agenda, on se prononcerait mais je ne veux pas mettre la charrue avant les bœufs. Je ne commente pas à ce stade une question européenne."

Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lui, est inquiet: "C'est une situation qui est de toute façon préoccupante, parce quand une démocratie arrive à devoir connaître des tensions pareilles, ça n'est agréable pour personne."

Je ne comprends pas la réaction du gouvernement espagnol. C'est un peu comme Franco !

Sans surprise, à la N-VA, on prend clairement parti pour les indépendantistes. Jan Peumans, président N-VA du parlement flamand, qui a toujours rêvé d'une Flandre indépendante et ne cache pas son étonnement : "La première chose qu'il faut voir ici, c'est qu'on a la possibilité de voter dans un référendum. Je ne comprends pas la réaction du gouvernement espagnol. On a 4000 gardes civils qui sont dans des bateaux et qui attendent. C'est incroyable ça, c'est un peu comme Franco je crois !"

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