Fuite dans la partie nucléaire de la centrale de Doel: "Aucun impact sur la sécurité"

Le réacteur Doel 1 mis à l'arrêt en raison d'une fuite dans la partie nucléaire
Le réacteur Doel 1 mis à l'arrêt en raison d'une fuite dans la partie nucléaire - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

Le réacteur de la centrale nucléaire de Doel 1 à Beveren a été mis à l'arrêt au début de cette semaine. La raison invoquée à ce moment-là était une "maintenance  au niveau du circuit de refroidissement". Engie Electrabel a confirmé à la télévision locale TV Oost qu'une fuite a été détectée dans la section nucléaire lors de cette révision. Le réacteur sera à l'arrêt au moins jusqu'au premier octobre. 

"C'est la première fois que cela se produit avec ce type de conduite. On a constaté une petite perte d'eau dans la conduite de réserve de notre système de refroidissement. Ce n'est pas une grande fuite, nous sommes encore bien en dessous de la limite qui aurait provoqué un arrêt automatique du réacteur. En soi, il n'y a donc aucun impact sur la sécurité, mais nous voulons évidemment que nos installations restent dans d'excellentes conditions à tout moment. C'est la raison pour laquelle nous allons prendre le temps nécessaire pour mettre en oeuvre les réparations nécessaires", a expliqué Nele Scheerlinck, porte-parole de la centrale de Doel, à la télévision locale.

Les réparations sont très difficiles à réaliser parce que le niveau de radioactivité dans cette partie de la centrale nucléaire est très élevé. "Si vous restez une heure à cet endroit, vous êtes confronté à la dose maximale qu'Electrabel autorise, c'est-à-dire la moitié de la quantité légale préconisée. Mais nous allons évidemment prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir l'exposition aux radiations le plus bas possible", a ajouté la porte-parole.

Une centrale qui aurait fait son temps ?

Ce nouvel incident dans la plus vielle centrale belge en activité soulève à nouveau la question du choix de la prolongation des centrales nucléaires. Pour rappel, le réacteur de Doel 1 a été relancé en 2016  pour continuer à produire de l’électricité jusqu’en 2025. Mais cet incident dans la partie nucléaire du réacteur montrerait-il que le réacteur a fait son temps ?

"Cela montre surtout que les contrôles qui sont effectués, la façon dont nous exploitons nos centrales, répondent aux critères de sécurité. C’est une centrale qui a été prolongée pour 10 ans et pour laquelle nous avons engagé un programme important d’investissement", explique Anne-Sophie Hugé, la porte-parole d’Engie-Electrabel.

La porte-parole défend également le suivi d’Engie-Electrabel sur ces vieilles centrales : "Nous les entretenons, nous investissons depuis le premier jour de fonctionnement... mais il se peut effectivement que nous devions procéder à des entretiens de maintenance nécessaires. Une centrale nucléaire c’est plusieurs centaines de milliers d’éléments que nous contrôlons au jour le jour et quand nous devons intervenir, nous le faisons." Suffisant pour estomper les craintes de l'opposition ?

 

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