Le Rafale toujours en lice pour le remplacement des F-16, malgré une offre "hors procédure"

Le Rafale toujours en lice pour le remplacement des F-16, malgré une offre "hors procédure"
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Le Rafale toujours en lice pour le remplacement des F-16, malgré une offre "hors procédure" - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

C'est toujours le flou autour des offres pour le remplacement des F-16. Pour rappel, trois avions sont sur la table du gouvernement : le F-35 américain, l'Eurofighter Typhoon européen et le Rafale français qui lui, est "hors procédure" — c'est-à-dire que l'offre n'a pas été faite dans le cadre de l'appel d'offres officiel.

Une situation qui a déjà donné naissance à quelques cacophonies au sein du gouvernement, le ministre de la Défense voulant privilégier les offres rendues en bonne et due forme, et le Premier laissant entendre que l'offre française (plutôt alléchante) serait examinée, malgré le fait qu'elle n'ait pas respecté les procédures.

Et quatre mois avant que le gouvernement ne doive rendre sa décision, rebelote. Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA)  a déclaré dans dans les pages du Morgen que la proposition de la France pour le remplacement des F-16 était exclue, "On ne peut pas faire comme si les Français faisaient partie de la procédure", affirme Steven Vandeput , vendredi. La décision est bien entendu à prendre au sein du gouvernement et le ministre a toujours dit qu'il y présenterait les éléments concernant ce dossier, a indiqué vendredi le cabinet de Steven Vandeput (N-VA), tout en rappelant que les Français n'ont pas introduit leur offre dans le cadre de la procédure officielle.

Paris toujours en lice

Sa sortie dans le Morgen a rapidement conduit le Premier ministre Charles Michel à réagir en soulignant que l'offre de Paris était toujours en lice et que la décision finale serait "prise au sein du gouvernement et nulle part ailleurs".

"L’offre des français est sur la table du gvt. Nous devons encore discuter. Les discussions ne sont pas closes. Il y a toujours trois candidats constructeurs, deux dans la procédure classique et une autre proposition émanent des français", a alors précisé Steven Vandeput à l'entrée du conseil des Ministres

Interviewé sur Radio 1, M. Vandeput a précisé qu'il ne voulait pas envoyer un message au Premier ministre avec son intervention dans la presse, mais uniquement "mettre les points sur les i" après que le constructeur français Dassault - qui produit le Rafale - a lancé une large campagne de communication sur son offre.

Sur la question d'un contexte géopolitique européen, avec le projet d'une Europe de la Défense qui pourrait influencer le choix du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon répond : "Ce projet là est très important, mais il est pour l’horizon 2045. D’ici là, nous devons acheter de nouveaux avions et on ne peut pas attendre."

"On n'achète pas des bicyclettes, il faut tout analyser : le prix, les éléments techniques... On doit maintenant envisager toutes les options, même celle du prolongement éventuel des F-16" a quant à lui déclaré le vice-Premier Didier Reynders.

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