Le rachat des années d'études, une bonne affaire? La mesure peine à convaincre

Racheter une de ses années d'étude pour 1500 euros : c'était l'une des mesures lancée il y a un peu plus de 6 mois par le gouvernement fédéral. Le but : augmenter le montant de la pension légale. Une bonne affaire ? Pas vraiment selon Michel Wuyts, directeur et conseiller pension chez Fediplus. "Ça vous rapporte 266 euros en pension annuelle, soit 22 euros par mois. Ce n'est pas énorme. Il vaut parfois mieux travailler une année supplémentaire qui vous rapportera plus au niveau du calcul de la pension", explique-t-il au micro de la RTBF.

Jusqu'ici 9000 personnes, surtout des hommes, ont racheté au moins une année d'étude. La plupart ont plus de 60 ans. "Ce sont principalement des gens proches de la retraite qui vont faire cette démarche, poursuit Michel Wuyts. Parce que pour eux c'est plus simple. Ils savent qu'ils seront pensionnés dans deux ou trois ans. Ils connaissent leur montant de pension et ils peuvent calculer l'augmentation de la pension en fonction de la régularisation des années d'étude."

Le ministre des Pensions "tout à fait confiant"

La régularisation des périodes d'études peut intéresser en premier lieu les futurs pensionnés qui ont une courte carrière ou ceux qui ont changé à plusieurs reprises de secteur d'activité.

Mais cette réforme est encore loin de répondre à tous ses objectifs fixés. A-t-elle pour autant du plomb dans l'aile ? Non pour Daniel Bacquelaine (MR), le ministre des Pensions. "Il est normal que chacun étudie sa propre situation et attende parfois de connaitre mieux son évolution propre de carrière pour savoir s'il doit ou non payer ces années d'études. Je suis tout à fait confiant par rapport à la nécessité de cette mesure qui permet d'harmoniser le système", assure-t-il.

Dès la fin de l'année, tous les pensionnés pourront calculer le rachat de leurs années d'études sur le site officiel mypension.be.

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