Le président de la fédération des CPAS wallons dénonce le "mépris" envers l'aide sociale

"Je ne suis pas seulement en colère contre Charles Michel, je suis en colère contre tous ceux qui qualifient d'assistanat la politique d'aide sociale de notre pays", explique Claude Emonts. "Je sens qu'il y a derrière ce mot un espèce de mépris par rapport aux politiques que nous menons", poursuit-il.

Claude Emonts veut en finir avec ce mépris et demande davantage de moyens: "Je vois dans les salles d'attente des CPAS des milliers de personnes désespérées devant la situation qu'ils vivent; des personnes qui recherchent un emploi, qui se forment, qui acceptent des contrats temporaires et qui finissent par se retrouver au chômage faute d'emploi définitif. je voudrais que l'on me montre où sont les véritables plans d'insertion. On nous dit que le chômage diminue et on oublie qu'à côté du chômage qui diminue il y a les cohortes des personnes qui dépendent de l'aide sociale et du revenu d'intégration. Il faut sortir du mépris pour aller vers une prise de conscience que la réalité est difficile et qu'elle mérite des budgets à la hauteur des difficultés des professionnels de l'aide sociale."

Lundi, le président du MR avait lancé une campagne mettant l'accent sur la volonté de travailler. "J'ai rêvé que la Belgique ne serait plus le pays qui taxe le plus le travail. Que les travailleurs seraient enfin respectés à leur juste valeur. Que ceux qui ne sont pas assez riches pour être à l'aise, ni assez pauvres pour être assistés soient enfin valorisés et reconnus", écrivait-il dans une "lettre à ses amis".

T.N. avec François Braibant

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK