Mischaël Modrikamen quitte le Parti Populaire: "Je ne dissous pas le parti, pas maintenant"

Mischaël Modrikamen s'est expliqué du cafouillage de communication. Il confirme qu'il quitte le parti: "Pour la rentrée de septembre, je ne serai plus là", et annonce un communiqué clair pour annoncer les raisons de son départ et le futur de son parti.

Quant à la dissolution du parti, une dissolution confirmée par son porte-parole un peu plus tôt: "Je ne dissous pas le parti, en tout cas, pas maintenant. Je veux l'emmener vers d'autres choses mais j'explique tout cela dans le communiqué que je vais envoyer aux rédactions", précise Mischaël Modrikamen."Mon porte parole est absent depuis plusieurs jours à cause d'une maladie. Au départ, je voulais dissoudre le parti c'est vrai, mais suite à des discussions avec des membres, j'ai décidé d'en faire autre chose. Malheureusement, mon porte parole n'était pas au courant, j'assume le cafouillage de communication" ajoute Mischaël Modrikamen.

Il faut dire que depuis ce midi, la communication est pour le moins compliquée au sein du parti. D'abord avec ce post Facebook de la section d'Engis du Parti Populaire : "La décision est tombée ce matin, le président ne souhaite pas continuer et le parti sera dissout. Bien sur il y a des gens motivés pour continuer le travail de la droite, tout n'est pas perdu. Une page se tourne pour laisser place à la suivante". Et puis avec cette confirmation de dissolution du porte parole.

Les raisons de son départ

Ce qui justifie cette décision: les très mauvais scores du PP lors des élections du dimanche 26 mai. A l’origine, le Part Populaire avait l’ambition de capter toutes les voix à la droite du MR. Mais le succès électoral n’a jamais été au rendez-vous.

Un parti créé il y a dix ans

Lorsque Mischaël Modrikamen crée le PP, on est au lendemain de l’affaire Fortis, en 2009. L’avocat d’affaires avait défendu de petits actionnaires ruinés par la débâcle de la banque. De leur colère, de la notoriété gagnée par l’avocat est née l’idée de lancer un parti qui séduirait les déçus de la politique traditionnelle, ceux qui cherchaient un exutoire à la droite du MR.

Mischael Modrikamen en est persuadé : il y aurait là un boulevard électoral.

En 2010, le parti fait son entrée à la Chambre avec un seul député. Ce n’est pas Mischael Modrikamen qui est élu mais bien Laurent Louis, grâce au mécanisme de l’apparentement. Le personnage incontrôlable, sera rapidement écarté du parti.

En 2014, le PP obtient un élu au parlement wallon, un autre au parlement fédéral. Le député wallon André Pierre Puget, quittera le parti à la suite d’un désaccord avec le président…

Les scores de dimanche dernier montrent encore un recul de ce PP qui n’a jamais vraiment percé. Il faut dire qu’il se présentait dans un paysage à la droite de la droite, morcelé, avec plusieurs listes, notamment les listes Destexhe qui chassaient sur les mêmes terres électorales.

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