Le parquet fédéral enquête sur l'un des principaux bourreaux de Raqqa surnommé Le Belge

Le parquet fédéral enquête sur l'un des principaux bourreaux de Raqqa surnommé Le Belge
Le parquet fédéral enquête sur l'un des principaux bourreaux de Raqqa surnommé Le Belge - © DELIL SOULEIMAN - AFP

Le parquet fédéral enquête depuis un certain temps sur l'un des principaux bourreaux de Raqqa, l'ancienne capitale syrienne autoproclamée de l'organisation terroriste Etat Islamique (EI), indique lundi le parquet fédéral. D'après ce qui ressort d'un reportage commun de la Libre Belgique et de RTL Info, cet homme était vraisemblablement un ressortissant belge. Son nom présumé est également donné dans ce reportage mais selon le parquet fédéral, il est encore beaucoup trop tôt pour se prononcer sur l'identité du bourreau.

Ce sont deux membres du conseil civil de Raqqa qui ont fait ces déclarations concernant le bourreau belge à des journalistes de la Libre Belgique et de RTL Info venus les interviewer sur place.

"J'ai connu un Belge qui se surnommait lui-même Abou Souleiman al-Belgiki. Il décapitait des gens et était avec George al-Britani. Ils obligeaient les habitants à assister aux exécutions", indique le conseiller et avocat Ibrahim al-Faraj, qui précise que "la première fois, il y a eu 87 exécutions en même temps, puis 17, puis 5 ou 6, cela dépendait."

La justice belge doit venir ici pour identifier les bourreaux

Ces révélations remontent à la semaine dernière, lors d'une rencontre entre les élus de Raqqa, le député fédéral Georges Dallemagne (cdH) et le président de l'association des victimes du terrorisme V-Europe, Philippe Van Steenkiste. "La justice belge doit venir ici pour identifier les bourreaux", ajoute le conseiller al-Faraj

Sur base du surnom Abou Souleiman al-Belgiki, le reportage établit un lien avec Anouar Haddouchi, un Belge qui vivait à Birmingham et en était parti en 2014 pour se rendre en Syrie. Son compte bancaire sur lequel les service sociaux britanniques continuait à effectuer des versements, a été utilisé pour financer l'EI. Les 3000 euros qui s'y trouvaient avaient en effet été retirés par Mohamed Abrini, l'un des suspects de attentat des terroristes de Paris et Bruxelles.

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