Le parquet de Paris confirme: aucune trace ADN d'Abdeslam sur la ceinture d'explosifs de Montrouge

Le parquet de la République de Paris a confirmé qu’aucune trace d’ ADN appartenant à Salah Abdeslam n’a été identifiée sur la ceinture d’explosifs retrouvée à Montrouge après les attentats de Paris le 13 novembre.

C'était l'un des éléments importants de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris: une ceinture d'explosifs retrouvée dans une poubelle à Montrouge, au sud de la capitale française. Pour les enquêteurs, il pouvait s'agir de celle de Salah Abdeslam, le seul participant aux attentats toujours en vie, et en fuite. C'était une hypothèse de travail. 

Les enquêteurs avaient établi que Salah Abdeslam était chargé d'une attaque dans le 18ème arrondissement, évoquée dans la revendication du groupe djihadiste État islamique (EI), mais qui n'a jamais eu lieu. Il aurait alors porté la ceinture d'explosifs retrouvée à Montrouge, selon une information rapportée par CNN à la mi-décembre.

Toutefois, les résultats des analyses ADN ont livré une autre version : celui de Salah Abdeslam ne figure pas sur l'engin explosif. Les enquêteurs ont en revanche retrouvé des traces papillaires de Bilal Hadfi, l'un des kamikazes du stade de France, souligne BFMTV. Un autre ADN, celui-là inconnu, a également été décelé sur une deuxième ceinture explosive, celle de Brahim Abdeslam, le frère aîné de Salah. Ce même ADN, non attribué, a aussi été retrouvé dans l'une des planques des terroristes, louée sous un faux nom à Auvelais en Belgique. Cet homme, toujours non identifié, aurait donc manipulé deux dispositifs explosifs. Est-on sur la piste de l'artificier? Salah Abdeslam quant à lui n'aurait donc pas porté la ceinture abandonnée dans la banlieue sud de Paris.

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