Le Parlement rwandais "préoccupé" par le choix d'une experte de la commission spéciale sur la colonisation

Le présent article a été modifié en date du 24 août 2020 avec ajout de notre part d'éléments de réponse de Jambo News.


Le Parlement du Rwanda a exprimé mardi sa "préoccupation" après la décision de la commission spéciale de la Chambre d'inclure l'avocate d'origine rwandaise Laure Uwase parmi les experts scientifiques qui assisteront les députés dans leurs travaux.

Sans jamais la citer nommément, l'assemblée rwandaise déplore vivement dans un communiqué le choix de Me Uwase, qualifiée de "négationniste connue du génocide dont l'expertise est la distorsion de l'histoire récente du Rwanda".

Le Parlement rwandais pointe aussi les liens que Mme Uwase entretient avec le site d'info Jambo News, "une organisation dont la mission est la négation et la révision du génocide de 1994 contre les Tutsi", selon lui.

Dans ces circonstances, l'assemblée rwandaise dit dès à présent avoir des "réserves" quant aux conclusions qui sortiront de la commission spéciale chargée de se pencher sur le passé colonial de la Belgique.

Le choix de Mme Uwase a suscité pas mal de réactions négatives de plusieurs associations, dont Ibuka Mémoire et Justice, qui comptent de nombreux rescapés du génocide rwandais dans ses rangs.

Réaction de Jambo News

"L’asbl Jambo conteste fermement les insinuations, véhiculées par le Parlement rwandais, selon lesquelles elle serait une organisation 'dont la mission est la négation et la révision du génocide de 1994 contre les Tutsis'. Ces insinuations font d’ailleurs l’objet d’une plainte avec constitution de parties civiles déposée en janvier 2019 auprès du Tribunal de 1ère instance pour diffamation et calomnie. L’asbl Jambo rappelle qu’elle milite pour la reconnaissance de toutes les victimes indépendamment de leur ethnie et de ce fait, reconnaît le génocide contre les Tutsis. Les positions de l’asbl Jambo peuvent  être consultées sur le site internet www.jamboasbl.com. L’ASBL Jambo regrette par ailleurs qu’un régime étranger puisse s’immiscer de la sorte dans les affaires internes d’un Etat souverain."

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