Le non officiel de la Flandre au plan de restructuration chez Carrefour

La Flandre rejette officiellement le plan de transformation de Carrefour
La Flandre rejette officiellement le plan de transformation de Carrefour - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le ministre flamand de l’Emploi avait déjà dit tout le mal qu’il pensait du plan de transformation de Carrefour, mais depuis plusieurs semaines, le sujet semblait avoir été mis au frigo. Le temps que les ministres compétents (dans les Régions et au fédéral) reçoivent la dernière version du plan, celle validée par direction et syndicats de Carrefour. Aujourd’hui, Philippe Muyters (N-VA) revient à la charge, dans un communiqué il donne sa décision officielle sur le plan. Sans surprise, c’est un non.

Petit rappel : Carrefour entend supprimer 950 emplois. Pour y parvenir, syndicats et direction se sont accordés sur plusieurs moyens, dont le recours au RCC : le régime de chômage avec complément d’entreprise, anciennement prépension.  Pour faire simple, il concerne les personnes de plus de 56 ans, elles sont mises au chômage mais bénéficient d’un revenu complémentaire versé par l’entreprise. Particularité de la mise en œuvre de ce régime, si le ministre fédéral de l’Emploi a le pouvoir de décision final, il est tout de même tenu de demander un avis aux ministres régionaux de l’Emploi, compétents pour certaines parties de ce régime, notamment l'outplacement.

Oui à Bruxelles et en Wallonie, non en Flandre

Sur les 950 emplois supprimés chez Carrefour, environ 600, surtout en Flandre, le serait via le système de RCC. Wallonie et Bruxelles ont déjà dit oui au plan de Carrefour, aujourd’hui, la Flandre a donc choisi de le rejeter. Le ministre flamand de l’emploi Philippe Muyters le répète, pour lui ce régime de RCC donne un mauvais signal, avec des travailleurs qui seraient moins enclin à chercher du travail alors que certains secteurs manquent de main d’œuvre.

Du côté du fédéral, le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V), qui centralise les discussions et doit trancher dans ce dossier, ne souhaite pas commenter la décision flamande. Son cabinet précise toutefois que la procédure n’est pas encore terminée. On le sait Kris Peeters aurait aimé trouver un consensus sur cette question, pour éviter de voir d’anciens travailleurs Carrefour traités différemment en Flandre qu’en Wallonie ou à Bruxelles.

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