Le nombre de plaintes contre la police a augmenté en 2018

Le nombre de plaintes contre la police en augmentation
Le nombre de plaintes contre la police en augmentation - © HATIM KAGHAT - BELGA

Le nombre de plaintes contre les services de police est en augmentation en 2018. L’année dernière le Comité P, le Comité de contrôle des services de police, a reçu 2965 nouveaux dossiers de plainte, un nombre supérieur aux années précédentes. Depuis 2015, le nombre de plaintes et dénonciations déposées au Comité P est en constante augmentation. C’est ce qu’il ressort de son rapport annuel publié hier.

6,6% de plaintes pour coups et blessures

Parmi les faits signalés par les citoyens, 14,5% concernent l’exécution incorrecte d’une tâche, 12,9% une attitude partiale, non neutre, ou inégale, 11,6% concernent un langage agressif, menaçant ou intimidant, 9,1% un langage vexant, impoli ou irrespectueux. On retrouve aussi dans 7,9% de ces plaintes, le fait pour les services de police de ne pas être intervenu, de ne pas avoir agi, de ne pas s’être rendu sur place. 7,2% des plaintes dénoncent une attitude agressive, menaçante, ou intimidante et 6,6% des coups et blessures.

En général, il faut deux ans au Comité P pour analyser ces plaintes, enquêter. En 2018, après enquête donc, si 70% des dossiers ont été clôturés pour absence de faute dans le chef des services de police, 11,5% des dossiers ont tout de même débouché sur l’existence d’une faute. En outre, près de 6% des dossiers étaient déjà traités ou ont été transmis aux autorités judiciaires.

Il ressort aussi de ce rapport du Comité P qu’un quart des plaintes et dénonciations reçues concernent des comportements lors d’interventions de ce que l’on pourrait appeler les services de "police secours", lors de patrouilles ou d’appels urgents. Contre 7,2% des plaintes qui concernent des policiers lors d’une enquête, et 1,5% qui concernent des policiers lors de l’assistance aux victimes.

On voit aussi, que comme en 2017, ce sont les services de la police fédérale de la route qui compte le plus de plaintes, suivis par la police judiciaire fédérale, la police aéronautique et la police des chemins de fer.

Un financement qui pose question

Dans son rapport, le Comité P évoque aussi les problèmes rencontrés par ses services. Le manque de personnel notamment, avec un cadre qui n’est pas complet. Au 31 décembre 2018, il manquera toujours 11 membres du personnel au sein du Service d’enquêtes P et 5 au sein du service administratif. Le Comité P qui évoque aussi la problématique de son financement. Même avec un cadre du personnel incomplet (et alors que les dépenses en personnel représentent 93% du budget), il estime que le système de financement n’est plus tenable.

 

 

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