Le nombre d'enfants flamands qui grandissent dans la précarité a augmenté

Le nombre d'enfants flamands qui grandissent dans la précarité a augmenté
Le nombre d'enfants flamands qui grandissent dans la précarité a augmenté - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

L'indice de précarité pour la Région flamande a augmenté de près d'un pourcent entre 2016 et 2017 et s'élève désormais à 13,76%, s'inquiète mardi Kind & Gezin, le pendant flamand de l'ONE. Cet indice indique combien d'enfants âgés de zéro à trois ans grandissent en situation précaire.

Durant leurs contacts avec les familles, le personnel infirmier et les aides familiales de Kind & Gezin examinent six domaines indicateurs de précarité. Il s'agit du revenu mensuel de la famille, du niveau de formation des parents, du niveau simulé de l'enfant, de la situation professionnelle des parents, du logement et de la santé. Lorsque la famille obtient un score faible dans trois de ces domaines ou plus, l'office considère alors que l'enfant vit en situation précaire.

Revenu limité, situation professionnelle instable 

Pour plus de huit enfants sur 10, la vulnérabilité va de pair avec un revenu limité, le chômage ou une situation professionnelle instable et un faible niveau de formation des parents. Plus de la moitié des enfants défavorisés sont en outre confrontés à une situation de logement difficile.

L'indice de précarité pour les enfants dont la mère n'est pas belge d'origine (33,5%) est par ailleurs bien plus élevé que celui des enfants qui ont une mère belge de naissance (6,1%).

Kind & Gezin souligne cependant les efforts qui sont entrepris dans la lutte contre la précarité. Actuellement, 153 Maisons de l'Enfant couvrent 210 communes flamandes et bruxelloises.

Familles vulnérables 

Le projet KOALA ("Activités parent-enfant pour un combat local contre la pauvreté", NDLR), soutenu notamment par le ministre flamand du Bien-Être, de la Santé publique et de la Famille Jo Vandeurzen (CD&V), offre également de nouveaux dispositifs de base pour les familles vulnérables.

Enfin, grâce au Fonds européen Asile et Migration (AMIF), des laboratoires d'"Intégration sur mesure pour femmes analphabètes qui ont des enfants en bas âge" ont été organisés dans huit villes de Flandre en 2016. Le but est d'offrir plus de chances aux mères vulnérables, allophones et à leurs enfants.

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