Le navire Belgica emmène des chercheurs belges sur les traces d'une civilisation perdue

Une équipe de chercheurs belges se lance à la recherche d'une civilisation perdue. Le Belgica appareille cette semaine au départ de la base navale de Zeebruges pour une nouvelle expédition, en mer du Nord cette fois.

Ils mettront le cap sur une zone que l'on appelle le Doggerland située entre les côtes britanniques et la Scandinavie. Une région qui était émergée jusqu'il y a 8 à 10.000 ans et qui aurait été noyée par la montée des eaux due à la fonte des glaces, et probablement par un tsunami.

Il y a quelques années, une équipe britannique y a identifié des plaines, des collines, des marais et des vallées fluviales. Des chalutiers ont aussi remonté dans leur filets des ossements de mammouth, mais aussi des restes humains. Plus récemment, des chercheurs de l'Université de Gand ont repéré des sites proches d'un grand lac qui auraient pu abriter un village sur sa rive. C'est là que l'expédition belgo-britannique procédera à des analyses géophysiques détaillées et extraira des carottes de sédiment. Ils sont persuadés d'y retrouver les traces d'activités humaines qui apporteraient un éclairage tout à fait nouveau sur la préhistoire européenne. Certaines théories évoquent même la présence à l'époque d'une population de plusieurs milliers d'êtres humains. D'autres y voient m^me le berceau de la civilisation européenne.

Bref, c'est le mystère d'une cité engloutie digne du mythe de l'Atlantide que le Belgica explorera à partir de mardi, pour une durée de deux ans.

Archives: reportage du 17.05.2014

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